3 min de lecture Reportage

Morbihan : les gendarmes et les ostréiculteurs surveillent les voleurs d'huîtres

REPORTAGE - Ostréiculteurs et gendarmes travaillent en étroite collaboration dans le Morbihan pour mettre fin aux vols à répétition d'huîtres et autres coquillages dans la baie d'Étel.

Stephane Carpentier RTL Evenement Stéphane Carpentier iTunes RSS
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Morbihan : les gendarmes et les ostréiculteurs surveillent les voleurs d'huîtres Crédit Image : DR | Crédit Média : Nicolas Bauby/RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Nicolas Bauby, le correspondant RTL, en plein reportage
Nicolas Bauby édité par Paul Turban

Alors que les fêtes approchent, peut-être mangerez-vous des huîtres. Un scénario se répète depuis des années. Les ostréiculteurs sont la cible de voleurs. Les huîtres suscitent la convoitise d'autant que certaines installations sont facilement accessibles. Ce sont donc les Gendarmes qui viennent à la rescousse des professionnels. 

Malheureusement, les voleurs connaissent les moindres sentiers de la ria d'Étel, dans le Morbihan. C'est un décor de carte postale, petit fleuve côtier dont la vallée, bordée de chantiers ostréicoles, est envahie par l'océan à marée haute. Le reporter de RTL s'est même perdue dans la nature en allant à Ker Gouarec, chez Patrick Kervadec, à Locoal-Mendon. L'exploitation n'est pas sur le GPS, il faut connaître. 

"Depuis le début de l'année, ça fait la septième fois que je suis volé dans mon bassin insubmersible, explique Patrick Kervadec, vol d'huîtres vol de coquillages. Il laisse le véhicule en dehors de l'exploitation. Ils descendent à pied puisque l'exploitation n'est pas close par un portail. Compte tenu de la configuration des lieux, c'est assez compliqué." 

Des rapports étroits entre ostréiculteurs et gendarmes

Pour l'ostréiculteur, c'est un gros préjudice. "On peut chiffrer ça environ entre 4 et 6.000 euros, explique-t-il. On ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque exploitation."
À deux minutes en bateau, une bonne demi-heure en voiture, la ferme aquacole d'Eric Le Grêle est située au bout d'une presqu'île. "Je suis équipé de caméras autour du bâtiment qui filment les bassins et les parcs, raconte-t-il. On fait quand même des rondes le soir, de temps en temps, surtout quand la mer est basse pour surveiller les parcs."

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Depuis dix ans, la profession entretient une bonne complicité avec les gendarmes. Jacques Carrère préside le syndicat ostréicole de la ria d'Etel. "On a eu des vols importants, rappelle-t-il. Des professionnels pouvaient être armés dans les chantiers, donc automatiquement, on a pris contact avec la gendarmerie. C'est une tranquillité d'esprit pour les professionnels."

Écusson gendarmerie de Lorient
Écusson gendarmerie de Lorient Crédit : DR

La gendarmerie surveille les exploitations

"Quand on voit des fourgons qui se baladent, qui passent une fois, deux fois, les professionnels transmettent la plaque d'immatriculation, ajoute encore Jacques Carrère, on transmet directement à la gendarmerie et ça permet de faire des contrôles." En plus, les militaires donnent des conseils pour protéger les sites. 

Les forces de l'ordre mettent le paquet. Ils sont partout, sur terre, sur mer et dans les airs. Une cinquantaine de militaires sont à la recherche du flagrant délit. Le commandant Mathieu Colle, de la compagnie de Lorient, utilise l'hélicoptère et son puissant projecteur. 

"L'hélicoptère nous permet d'avoir un appui, explique le militaire, la troisième dimension pour cibler les parcs ostréicoles qui sont les plus isolés et déceler éventuellement des personnes qui seraient en train de commettre des vols. Le but aussi de ces interventions, c'est de rassurer les professionnels et d'autre part, pour nous, de récupérer du renseignement."

Un hélicoptère Ecureuil de la Gendarmerie en vol
Un hélicoptère Ecureuil de la Gendarmerie en vol Crédit : GENDARMERIE/SIRPA/F.Garcia
À bord de l'hélicoptère de la SAG ( section aérienne Gendarmerie) de St Nazaire
À bord de l'hélicoptère de la SAG ( section aérienne Gendarmerie) de St Nazaire Crédit : DR

Une réduction significative des vols

La gendarmerie maritime est également engagée. Le major Bruno Tromeur, commande la brigade de surveillance du littoral. "J'ai mon moyen nautique avec quatre personnels, des jumelles de vision nocturne, détaille-t-il. On a également nos deux motos tout terrain qui permettent d'aller sur les sentiers le long des concessions et de renseigner mon moyen nautique. Et pour intervenir, un gros 4/4 peut également passer dans tous les chemins." 

Impossible donc, d'échapper aux gendarmes. Dans la ria d'Étel, c'est grâce à la multiplication des patrouilles que le nombre de vols a baissé : 9 petits vols en 2015, 1 en 2019, 2 cette année. "Il n'y a pas de profil type du voleur, explique le major Tromeur. C'est plus des vols d'opportunité, de la consommation personnelle, pas des grosses quantités. Pour la revente, il n'y a aucun intérêt." Cet hiver, le couvre feu est également un atout pour les enquêteurs, avec très peu de camionnettes sur les routes. 

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