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Millas : la SNCF "choquée par les accusations" de la compagnie d'autocars

Les causes de l'accident qui a coûté la vie à cinq collégiens sont encore floues. Si la conductrice de l'autocar affirme que les barrières du passage à niveau étaient ouvertes, de nombreux témoignages évoquent l'inverse.

Une collision entre un car scolaire et un TER a fait 6 morts à Millas, le 14 décembre 2017
Une collision entre un car scolaire et un TER a fait 6 morts à Millas, le 14 décembre 2017
Crédit : RAYMOND ROIG / AFP
Eléanor Douet & AFP

La SNCF s'est déclarée vendredi 15 décembre "choquée par les accusations" formulées par l'employeur de la conductrice de l'autocar entré en collision jeudi avec un TER, qui a assuré que les barrières du passage à niveau étaient ouvertes au moment du franchissement.

"La SNCF se déclare choquée par les accusations particulièrement graves qui viennent d'être formulées à son encontre", formulées selon elle "sans aucun élément tangible de preuve" mais avec "un but purement polémique", selon un communiqué.

La conductrice du car scolaire a indiqué avoir "traversé en toute confiance et en toute sérénité le passage à niveau, barrières ouvertes et feu clignotant éteint", selon son employeur Christian Faur.

La compagnie ferroviaire se dit encore "choquée qu'un des protagonistes s'autorise à de telles accusations publiques, formulées alors que les enquêtes indépendantes conduites sous l'autorité de la justice, viennent d'être engagées". 

Les barrières au cœur de l'enquête

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"La SNCF s'en remet aux enquêtes en cours. Elle s'interdit toute communication sur les causes de l'accident et continuera à prêter son concours, en toute transparence, à la manifestation de la vérité", toujours selon ce communiqué.

La conductrice de l'autocar, âgée de 48 ans a été grièvement blessée dans la collision qui a fait cinq morts, jeudi, à un passage à niveau à Millas (Pyrénées-Orientales). Les témoignages sur le fonctionnement de ce passage à niveau, une structure de type classique dotée d'une signalisation automatique et de deux barrières, sont contradictoires à ce stade de l'enquête. Celui de la conductrice corrobore les déclarations de certains témoins, selon lesquelles une barrière était levée lors du passage du car.

Mais de source bien informée, le conducteur du train a en revanche déclaré aux gendarmes avoir vu le car foncer dans la barrière fermée. La SNCF a indiqué de son côté que "selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement". Christian Faur a accusé la SNCF de "porter des allégations" et souhaité "qu'à la fin lorsque la vérité sera connue, la SNCF assume ses responsabilités".

Les enquêteurs ont appelé à la plus grande prudence sur ce point et attendent de leur côté le résultat des examens et expertises techniques avant de se prononcer. Le conducteur du train a été entendu par les enquêteurs, mais en revanche pas la conductrice du car.  

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