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Meurtre d'Angélique : 3 questions sur le FIJAISV, le fichier des délinquants sexuels

ÉCLAIRAGE - Le principal suspect dans le meurtre d'Angélique, qui a reconnu les faits, était inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAISV).

Près de 78.000 noms sont inscrits sur le fichiers des délinquants sexuels
Près de 78.000 noms sont inscrits sur le fichiers des délinquants sexuels
Crédit : SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA
Claire Gaveau
Claire Gaveau

Trois jours après la disparition d'Angélique, 13 ans, le corps de l'adolescente a été retrouvée samedi 28 avril. Un individu de 45 ans, interpellé dans la soirée, a rapidement reconnu les faits au début de sa garde à vue avant d'emmener les forces de l'ordre à l'endroit même où il avait déposé sa victime.

Un homme, un ancien voisin de la famille d'Angélique, qui était déjà connu des services de police. En 1996, alors âgé d’une vingtaine d’années, le suspect avait été condamné pour "viol avec arme", "attentats à la pudeur aggravés" et "vol avec violence" commis en 1994 sur une mineure de 13 ans.

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Son nom figurait dès lors au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV). Selon les propos du procureur de la République de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, le suspect respectait "globalement les obligations que cette inscription entraîne" (présentation tous les ans aux services de police, nouvelles adresses) même s'il avait omis de signaler un changement d'adresse en 2014.

1. Pourquoi un tel fichier ?

Ce fichier, qui a vu le jour en 2005, est né après le scandale de l'affaire Fourniret. Arrêté en 2003 en Belgique, Michel Fourniret avoue le meurtre de plusieurs jeunes femmes. Mais le tueur en série est déjà bien connu en France où il a été condamné pour des faits d'agressions sexuelles et de viols sur mineurs. Des informations totalement inconnues de la police belge. 

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C'est dans ce contexte, après cette affaire qui a particulièrement ému l'opinion publique, que la justice française décide de la création d'un vaste document recensant l'ensemble des délinquants sexuelles. Au total, le fichier contient aujourd'hui plus de 78.000 noms, dates de naissance, et adresses d'auteurs de crimes ou de délits à caractère sexuel.

2. Quels objectifs pour ce fichier ?

Sous le contrôle du ministère de la Justice, cette longue liste a plusieurs objectifs. En première ligne ? Avoir un côté dissuasif alors que les délinquants sexuels se savent "surveiller". 

Mais il permet aussi et surtout aux forces de l'ordre d'avancer plus rapidement dans certaines affaires de disparition ou de crimes à caractère sexuel. C'est notamment ce qu'il s'est passé dans la disparition d'Angélique. 

3. Qui a accès à ce fichier ?

Le FIJAISV peut être consulté par différentes personnes. Autorités judiciaires, policiers, gendarmes, préfets, agents de prison ou encore autorité administrative de l'État... Tous ont accès aux 78.000 noms présents sur ce fichier.

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Concernant les mairies, les règles sont quelque peu différentes. Ces dernières ont accès au listing afin d'empêcher qu'un délinquant sexuel obtienne un agrément nécessaire pour travailler avec des mineurs. C'est l'unique cas où une mairie peut obtenir, par l'intermédiaire du préfet, ces informations, rappelle Le Journal du Dimanche

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