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Mère jugée pour le meurtre de sa fille handicapée : "On ne veut pas de l'acquittement", dit son avocat

REPLAY - Jugée à Rennes, Laurence Nait Kaoudjt ne veut pas être reconnue malade par la justice dans le procès pour le meurtre de sa fille de 8 ans en août 2010.

Un dessin du procès de Laurence Nait Kaoudjt, au second plan derrière l'un de ses avocats Eric Dupont-Moretti, à Rennes le 14 septembre 2015
Un dessin du procès de Laurence Nait Kaoudjt, au second plan derrière l'un de ses avocats Eric Dupont-Moretti, à Rennes le 14 septembre 2015
Crédit : BENOIT PEYRUCQ / AFP
Mère jugée pour le meurtre de sa fille handicapée : "On ne veut pas de l'acquittement", dit son avocat
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Patrice Gabard & La rédaction numérique de RTL

Laurence Nait Kaoudjt assume ses actes. Jugée depuis lundi 14 septembre à Rennes pour le meurtre de sa fille Méline, lourdement handicapée, elle refuse en bloc les conclusions d'un expert qui parle de "mélancolie délirante" et de "troubles psychologiques graves" incompatibles avec une solution pénale. C'est pour cela d'ailleurs qu'elle a demandé elle-même une contre-expertise et se retrouve aujourd'hui devant la cour d'assises pour ce crime commis en août 2010. Elle encourt l'emprisonnement à perpétuité.

"On ne veut pas de l'acquittement sous l'empire d'un délire", martèle son avocat Éric Dupont-Moretti. Pour elle, c'est une catastrophe d'être reconnue malade. Ne supportant plus de voir sa fille souffrir, c'est dès le 15 août, sept jours avant le meurtre, qu'elle décide de faire le grand voyage avec Méline. Elle s'y prépare toute la semaine, classe ses papiers, rédige un testament pour sa mère avec des photos de sa fille sur l'enveloppe et prépare même les faire-part de décès avec les libellés. 

Puis le 22 août au soir, elle passe à l'acte, étrangle sa fille avec une longue écharpe en plaçant un coussin sur sa tête pour ne pas voir. Dans le même temps, elle implore : "Mon Dieu, prenez ma fille, prenez ma fille". Elle avale ensuite un tube de Lexomil et se taillade les veines. Que Méline soit partie mais pas elle constitue aujourd'hui son seul regret. C'est pour cela qu'elle veut s'expliquer devant la justice des hommes.

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