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Marseille : des locataires face à des squatteurs ultra-violents installés dans leurs appartements

REPORTAGE - À Marseille, des gangs ultraviolents ont pris possession d'appartements dans le 15ème arrondissement. Les locataires de ces immeubles, 60 habitants, ont préféré fuir pour se réfugier dans un gymnase.

L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs
Crédit : Etienne Baudu - RTL
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Etienne Baudu - édité par Lison Bourgeois

Ce week-end du 1er mai, ce sont 60 Marseillais et Marseillaises qui ont quitté leurs appartements par peur. Situées dans le 15ème arrondissement marseillais, les locations ont été la cible de gangs ultraviolents. Ces squatteurs ont investi les lieux pour faire fuir les habitants.

Il s'agit principalement de Nigérians, anglophones, sans papier. En arrivant à Marseille, ils se sont installés dans plusieurs copropriétés privées, dans des immeubles vétustes, dont certains appartements étaient inoccupés. Progressivement, ils ont pris possession de ces immeubles comme cette barre G de la cité Kalliste, 129 logements, plus de la moitié sont squattés selon une propriétaire.

Ils sont ultra-violents entre eux, entre différents gangs sur fond de prostitution, et maintenant sur fond de trafic de drogue. Nella a vécu cette violence ce week-end. Alors que deux bandes s'affrontent à coups de machette, certains ont voulu se réfugier dans son appartement du rez-de-chaussée. 

"Quand ils se battent entre eux, ils sont violents dans le bâtiment. Ils tapent aux appartements pour qu'on leur ouvre et qu'ils se réfugient. Un autre clan veut les tuer donc ils veulent se réfugier chez nous", explique Nella. "Les petites se sont réveillées en panique, tétanisées". Elle ne leur a pas ouvert la porte et en a parlé à la police. En représailles, son appartement a été incendié. Nella et ses proches ont donc décidé de fuir cette cité de la peur.

L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs
Crédit : Etienne Baudu - RTL
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs
La cité Kalliste à Marseille
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs Crédits : Etienne Baudu - RTL
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs Crédits : Etienne Baudu - RTL
L'appartement de Nella de la cité Kalliste à Marseille, brûlé par des squatteurs Crédits : Etienne Baudu - RTL
La cité Kalliste à Marseille Crédits : Etienne Baudu / RTL
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Une situation cauchemardesque pour les habitants

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Après un nouveau week-end de tensions, la soixantaine de locataires marseillais décide donc de quitter les appartements. Les habitants confient que les locations de cette résidence privée du XVe arrondissement sont minées par le squat et la délinquance. Leur quotidien n'était plus rythmé que par de la violence, comme l'explique Melina, dont l'appartement a été squatté. 

"On est parti en week-end voir ma sœur sur Valence et la voisine nous a appelés en panique. La porte a été éclatée. Ils ne voulaient pas sortir, j'ai dû me cacher à 22 heures dans le hall. Quand je les ai vus re-rentrer, j'ai dû mettre un grand coup de pied, rentrer et j'ai jeté tout par les fenêtres", explique-t-elle. "Pour eux c'était leur appartement. Tout ce qui se passe, il n'y a rien, personne ne bouge", ajoute la jeune femme.  

Ce mardi 3 mai au matin, des habitants sortaient du bâtiment G, le plus dégradé, valise à la main. Zineb, 24 ans, a aussi décidé de quitter son appartement avec sa famille. Dans sa petite voiture, un siège handicapé et 2 bouteilles de gaz. La situation était devenue intenable. "Je ne peux pas me permettre de rester dans un endroit où il n'y a pas de sécurité, ils sont vraiment violents", témoigne Zineb.

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