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Marseille : 28 personnes devant la justice pour un important trafic de drogue

Accusées d'avoir pris part à un important réseau de stupéfiants de la cité de la Castellane à Marseille, 28 personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel.

Le Palais de Justice de Marseille le 6 décembre 2012. (Illustration)
Le Palais de Justice de Marseille le 6 décembre 2012. (Illustration)
Crédit : GERARD JULIEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Sacrés procès en perspective. Vingt-huit personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel de Marseille et seront jugées d'ici quelques mois pour leur participation supposée à un important réseau de stupéfiants de l'emblématique cité de La Castellane, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

"La Castellane", dans les quartier nord de la ville, est décrite par les enquêteurs  de la PJ comme le plus grand lieu de vente de cannabis de Marseille, un "supermarché" qui, selon le procureur de la République à Marseille, Brice Robin, générerait un chiffre d'affaires quotidien de 40 à 50.000 euros.

1,3 million d'euros saisis

Le 17 juin 2013, lors d'une vaste opération de police, guetteurs, vendeurs, "nourrices", gérant avaient été interpellés et les enquêteurs avaient saisi plusieurs kilos de résine de cannabis, des armes mais surtout la somme de 1,3 million d'euros dissimulée dans des malles et des sacs chez trois "nourrices". Ces dernières sont des personnes sans histoires rémunérées environ 2.000 euros par mois pour entreposer la drogue, les armes, l'argent et les comptabilités dans leur appartement. L'une de ces nourrices, une habitante de la Tour K, avait ainsi à l'arrivée des policiers, jeté du 13e étage un sac contenant près de 275.000 euros, une somme qui révèle l'importance de ce réseau, l'un des plus gros de la cité phocéenne.

Lors de l’enquête, les policiers avaient observé "une organisation sans faille". "Plus d'une vingtaine de guetteurs cagoulés, munis de talkies-walkies prenaient en compte toute personne entrant dans la cité et conduisaient à pied les acheteurs vers les points de deal, invisibles depuis l'extérieur de la cité", note la juge d'instruction dans son ordonnance de renvoi. "Les trafiquants considèrent la cité comme une forteresse impénétrable pour toute autorité étatique", peut encore y lire.

Des risques de représailles

Confirmant un renseignement anonyme recueilli en novembre 2012, les investigations ont mené au dirigeant supposé de ce "plan  stups", un homme de 33 ans, qui, le 10 avril 2013 a été victime d'une tentative d'assassinat. Ce "gérant" dissimulait dans son congélateur deux pistolets automatiques Glock. Il détenait des actions dans deux commerces, était propriétaire d'un terrain et d'un cheval, et menait grand train, ayant notamment perdu 27.000 euros dans les casinos en une année, relève la juge d'instruction.

Outre les revendeurs, plusieurs "nourrices" de La Castellane sont renvoyées dans le cadre de cette affaire. Un maçon, père de famille, entreposait chez lui trois sacs cadenassés contenant 850.995 euros. Craignant des représailles, aucun des mis en examen n'a cité le nom d'autres acteurs du réseau. "Je ne veux pas finir dans les faits divers", a  ainsi répliqué un jeune "charbonneur" (revendeur, ndlr) par ailleurs très prolixe sur l'architecture de l'entreprise de vente, les liens hiérarchiques entre guetteurs et revendeurs, les "salaires" versés et les conditions de travail.

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