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Maison squattée dans l'Essonne : que s'est-il vraiment passé ?

RÉCIT - Le couple, propriétaire d'une maison squattée, avait en fait menti aux médias et savait la maison occupée au moment de l'achat. Retour sur cette affaire ultra-médiatisée.

La maison achetée par Élodie et Laurent, qu'ils savaient squattée, à Ollainville.
La maison achetée par Élodie et Laurent, qu'ils savaient squattée, à Ollainville.
Crédit : Clément Téhara / RTL
Maison squattée dans l'Essonne : que s'est-il vraiment passé ?
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Nerissa Hemani - édité par William Vuillez

C’est une histoire incroyable, une histoire de squatteurs, qui a fait la Une de l'actualité et le tour des réseaux sociaux. Une maison, des squatteurs, des victimes, mais pas celles que l'on croyait. C'est une affaire compliquée où ceux qui dénonçaient ont finalement menti, une affaire qui n'a pas fini de nous surprendre. Dès le départ, deux versions s'opposent.

On a d'un côté, Élodie et Laurent, un couple qui habite à Gentilly dans le Val-de-Marne, et qui vient d'acheter une maison à Ollainville à 30km au sud de Paris. De l'autre côté, une famille tunisienne, 2 parents, 5 enfants, qui occupent ce même pavillon de 70m2. Alors le 7 juin, RTL se rend sur place, à Ollainville et rencontre Laurent, qui assure être propriétaire de ce pavillon qu'il a acheté 140.000 euros. "On acheté la maison le 19 mai et on a eu la triste surprise de voir une famille qui s'était installée. Ils squattent, c'est un squat", dit-il.

Ces fameux squatteurs, assurent aussi être propriétaires et disent avoir payé la somme de 110.000 euros en liquide pour ce pavillon, sans avoir de papiers pour l'attester. L'une des occupantes accepte même de témoigner à notre micro. "Mon père a cherché une maison, ils ont négocié, on l'a achetée", affirme-t-elle.

La famille délogée en 24 heures

Rapidement, l'affaire fait le tour des médias et des réseaux sociaux, jusqu'à prendre une tournure politique. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin demande au préfet de l'Essonne d'intervenir. Résultat, la famille tunisienne qui occupait les lieux est délogée en 24h et Élodie et Laurent peuvent emménager. L'affaire semble réglée sauf que l'histoire est un peu plus compliquée que ça. 

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Rebondissement le 9 juin, le lendemain de l'expulsion, on apprend que Laurent et Élodie savaient que le pavillon était squatté avec pour preuve une vidéo datant du 19 mai dans laquelle on voit Élodie tout sourire devant le notaire aux côtés de son agent immobilier. "C'est la première fois que je fais une vente sans remettre de clés, juste l'attestation, parce que parfois on peut avoir des ventes un peu particulières, parce que là en l'occurrence le bien était déjà occupé", entend-on. 

Cette pratique peu connue est tout à fait légale, ça a même permis au couple de payer la maison à moitié prix. Élodie et Laurent ont donc menti aux médias. 

Laurent et l'un de ses chiens devant sa maison.
Laurent et l'un de ses chiens devant sa maison.
Crédit : Clément Téhara / RTL

Le couple mis en examen

RTL est retourné à Ollainville mercredi 15 juin et a retrouvé Laurent en plein travaux dans cette maison qui désormais lui appartient. À notre micro, l'homme assume tout. "Je savais qu'il y avait du squat occasionnel. Savoir qu'il y avait une famille complète à l'intérieur c'est autre chose. Quand bien même je l'aurais su, il fallait bien régler le problème. Je ne suis pas le seul dans ce cas-là. J'ai fait la lumière sur un souci qui peut se régler au final très rapidement", explique Laurent qui salue la mobilisation autour de son combat et répète que sans médiatisation il n'aurait pas récupéré sa maison.

À regarder

Laurent et son père en plein travaux dans la maison.
00:00:16

Une médiatisation à double tranchant, puisque RTL vous révélait en début de semaine que le couple était par ailleurs mis en cause par la justice. Laurent et Élodie sont mis en examen depuis octobre 2021 pour trafic de drogue, détention illégale d’armes et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit. Ils sont également placés sous contrôle judiciaire, mais là encore Laurent se défend : "Je suis encore innocent, je n'ai pas été jugé".

De son côté, la famille de squatteurs ne s'exprime pas mais le maire nous assure qu'elle a été relogée dans un centre de loisirs de la ville.

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