1 min de lecture Terrorisme

Magnanville : Larossi Abballa décrit comme un "dissimulateur" par le juge Marc Trévidic, qui l'avait mis en examen

L'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic avait interrogé Larossi Abballa, poursuivi en 2013 pour un dossier sur les filières pakistanaises.

L'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, le 2 juillet 2015 à Paris
L'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic, le 2 juillet 2015 à Paris Crédit : AFP / Martin Bureau
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Larossi Abballa, 25 ans, a été identifié par les enquêteurs comme étant l'auteur du meurtre d'un policier et de sa compagne à Magnanville (Yvelines), commis dans la soirée de lundi 13 juin. Avant d'être abattu par les forces de l'ordre, l'assaillant a fait part de son allégeance au groupe Daesh, qui a d'ailleurs revendiqué l'attaque par le biais de son agence de presse Amaq. Les premiers éléments de l'enquête ont permis d'établir que l'assaillant, originaire de Mantes-la-Jolie, était connu des services antiterroristes français. Il avait été condamné en 2013 pour avoir participé à une filière jihadiste entre la France et la Pakistan.

À cette occasion, Larossi Abballa avait été interrogé et mis en examen par l'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic. Dans un entretien au Figaro, le magistrat revient sur ce dossier qui impliquait six hommes, dont deux partis au Pakistan pour rencontrer un éminent membre d'Al-Qaïda. Mais contrairement à ses comparses, le terroriste était "sagement" resté en France. "Ils ont été arrêtés juste après leur arrivée, puis renvoyés chez nous. Larossi Abballa avait un rôle perçu comme mineur alors. Mais visiblement, ces personnages n'ont pas besoin de cinq à six ans pour devenir des fous furieux", explique l'ancien vice-président du pôle antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris.

Sur la base des interrogatoires qu'il a pu mener, Marc Trévidic décrit Larossi Abballa, qui a fait trois ans de détention, comme un homme "imprévisible" et "dissimulateur" qui "voulait faire le jihad". Cependant, outre de "mauvaises fréquentations" et ses entraînements physiques, le réputé juge concède qu'il n'y avait "pas grand-chose à lui reprocher au strict plan des poursuites pénales" car les "charges étaient ténues". D'autant que les hommes "les plus impliqués" dans ce dossier de filière filière jihadiste "s'étaient évertués à le dédouaner".

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L'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic avait interrogé Larossi Abballa, poursuivi en 2013 pour un dossier sur les filières pakistanaises.
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2016-06-14 13:49:10
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