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Macron en Hitler sur des affiches : enquête ouverte pour "injure publique"

Entre Bandol et Hyères, un afficheur professionnel a représenté le président de la République, Emmanuel Macron, en Adolf Hitler sur deux grands panneaux.

Emmanuel Macron, le 9 juillet 2021
Emmanuel Macron, le 9 juillet 2021
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP / POOL
Julien Vattaire & AFP

Il voulait dénoncer la contrainte vaccinale dans le cadre de l'épidémie de Covid-19. Un afficheur varois, qui a représenté le président Emmanuel Macron en Adolf Hitler sur deux grands panneaux, a vu une enquête être ouverte contre lui pour "injure publique" par le parquet de Toulon, ce mardi 20 juillet.

"J'ai saisi la sûreté départementale du commissariat de Toulon dans le cadre d'une enquête préliminaire", a indiqué à l'AFP le procureur de Toulon Bernard Marchal précisant que la qualification retenue pourrait évoluer. 

"Obéis, fais-toi vacciner", tel est le message affiché ces derniers jours sur deux grands panneaux publicitaire de quatre mètres sur trois mètres situés sur une quatre voie à La-Seyne-sur-Mer et à l'entrée de Toulon. L'affiche incriminée représente Emmanuel Macron dans l'uniforme du leader nazi Hitler, avec une petite moustache, une mèche sur le front et le sigle du mouvement présidentiel LaREM détourné en croix gammée.

Un habitué des campagnes polémiques

L'auteur de cette affiche est Michel-Ange Flori, un Varois propriétaire de 400 panneaux entre Bandol et Hyères, habitué des campagnes polémiques sur les deux panneaux qu'il s'est réservé pour commenter à sa façon l'actualité. Il s'était notamment engagé aux côtés des "gilets jaunes". "Vous voyez Hitler, mais on peut y voir Staline, ou moi j'y vois Charlie Chaplin dans Le dictateur", s'est-il justifié auprès de l'AFP. 

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Ces affiches visent à questionner "cette démocratie où les décisions sont prises sans discussion lors d'un conseil sanitaire", a-t-il expliqué. Déjà en 1999, sa première affiche au moment de l'affaire des paillotes en Corse titrée : "Corse : présumé coupable. Préfet : présumé innocent. Chevènement : l'innocence sélective", lui avait valu 36 heures de garde à vue.

Michel-Ange Flori ne pourra pas être poursuivi pour "offense au président de la République". Ce délit a été abrogé en 2013 après un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme condamnant la France. Désormais, le chef de l'État est protégé de l'injure et de la diffamation publique comme tout citoyen ordinaire, même si les poursuites, parfois perçues comme une atteinte à la liberté d'expression, sont rarissimes.

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