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Lyon : Marin ne fera pas appel après la condamnation de son agresseur

Le jeune homme, violemment agressé pour avoir pris la défense d'un couple qui s'embrassait dans la rue, veut tourner la page de cette histoire après la condamnation de l'agresseur.

Marin arrive au procès de son agresseur au bras d'une de ses proches le 3 mai 2018
Marin arrive au procès de son agresseur au bras d'une de ses proches le 3 mai 2018
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Lyon : Marin ne fera pas appel après la condamnation de son agresseur
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Frédéric Perruche & Claire Gaveau

Il n'y aura pas de nouveau procès. Lors d'un point presse, la mère de Marin, Audrey Sauvagon, a ainsi annoncé que le jeune homme, violemment agressé à Lyon, ne fera pas appel. "Marin ne fera pas appel de la décision de la cour d'assise pour mineurs (...) On n'a pas envie de revivre cela", a-t-elle déclaré au côté de maître Frédéric Doyez.

Après trois jours de procès qui ont fait revivre à cette famille "les jours les plus noirs", l'agresseur de Marin a été condamné vendredi 4 mai à sept ans et demi de prison. "Ces trois jours ne nous ont pas permis d'avoir les réponses à toutes nos questions. Le verdict n'est pas celui que nous attendions et c'est bien l'incompréhension, la colère et l’abattement qui nous animaient", a-t-elle ajouté. Avant d'enchaîner : "Malgré notre douleur, nous accueillons cette décision avec sobriété et dignité". 

Marin a décidé de consacrer son énergie à sa rééducation

Audrey Sauvajon, la mère de Marin

Ne pas faire appel pour tourner définitivement cette page ouverte le 11 novembre 2016, lorsque Marin a pris la défense d'un couple qui s'embrassait dans la rue. "Cela fait 18 mois qu'il est plongé dans la nuit, 18 mois qu'il se bat pour recouvrer un maximum d’autonomie, 18 mois qu'il s'interroge sur la raison de cet acte injustifiable d'une violence inouïe (...) Marin a décidé de consacrer son énergie à sa rééducation", a-t-elle assuré alors que l'ensemble de la famille "restera gravée à vie par cette tragédie".

Poursuivi pour "violences avec usage ou menace d'une arme suivie de mutilation ou infirmité permanente", l'agresseur risquait une peine maximale de 15 ans de réclusion. Mais comme il avait 17 ans au moment des faits, en 2016, la cour d'assises des mineurs de Lyon a décidé, après deux heures et demi de délibération, de retenir l'excuse de minorité, réduisant de moitié la peine maximale encourue.

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