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"Les politiques sont déconnectés" : sur RTL, la syndicaliste Linda Kebbab affirme qu'il faut "blâmer le système" dans l'affaire Lyhanna

Après les failles révélées par l’affaire Lyhanna, Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UNI1TÉ, alerte sur RTL ce lundi 8 juin sur le manque de moyens des forces de l’ordre.

Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UNI1TÉ, sur RTL, lundi 8 juin 2026

Crédit : RTL

"Les politiques sont déconnectés" : sur RTL, la syndicaliste Linda Kebbab affirme qu'il faut "blâmer le système" dans l'affaire Lyhanna

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"Les politiques sont déconnectés" : sur RTL, la syndicaliste Linda Kebbab affirme qu'il faut "blâmer le système" dans l'affaire Lyhanna

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Juliette Vignaud

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L'affaire Lyhanna révèle des dysfonctionnements, pointés du doigt jusqu'au plus haut sommet de l'État, qui accable l'institution judiciaire. Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UNI1TÉ, dénonce des manques de moyens, après avoir publié une image sur les réseaux sociaux des centaines de dossiers de viols sur mineur à gérer pour un policier d'une brigade de la protection de la famille. 

"On tire la sonnette d'alarme depuis des années. On ne peut pas faire notre mission comme nous le devrions puisqu'il nous manque énormément de moyens, et pas seulement des effectifs", déplore-t-elle sur RTL ce lundi 8 juin. 

Concernant l'affaire Lyhanna, elle refuse "d'accabler les gendarmes", le dossier étant toujours en cours d'instruction. "Probablement dans ce dossier-là, il aurait fallu aller frapper à son domicile et le chercher par la peau des fesses", reconnaît-elle néanmoins. "C'est normal que ça interroge."

En revanche, elle rappelle les manques de moyens pour les forces de l'ordre. "Tous les matins, les policiers font 'plouf-plouf' en regardant leur pile, en espérant avoir choisi le bon dossier". "Est-ce qu'on va les blâmer ? Non. Est-ce qu'on peut blâmer le système ? Oui totalement." 

"C'est le système le problème"

Quatre plaintes pour viols sur mineurs et deux signalements, dont un pour "comportement inapproprié" envers une lycéenne, visent le principal suspect, Jérôme B., 41 ans. 
Malgré des soupçons de pédocriminalité, il n'avait jamais été entendu auparavant par les enquêteurs. Selon la procureure de la République d'Auch, il avait fait l'objet de plaintes pour viols sur mineures en 2022 et 2025. La première a été classée sans suite. Une enquête est en cours pour la seconde.  

À écouter aussi

Cette seconde plainte suscite la colère dans le Gers et au-delà : déposée en août 2025, le parquet de Toulouse l'a ensuite transmise au parquet d'Auch, les faits s'étant produits à Montestruc-sur-Gers, où habitait Jérôme B. Selon la procureure d'Auch, elle n'a été reçue qu'en décembre 2025, puis transmise à la gendarmerie en janvier 2026. Jérôme B. n'a jamais été entendu dans cette affaire, un ratage suscitant l'ire des habitants de Fleurance.  

Ces dysfonctionnements ont été pointés du doigt jusqu'au plus haut sommet de l'État, qui accable l'institution judiciaire. Gérald Darmanin s'est notamment dit "furieux" du traitement du suspect par la justice et a convoqué une réunion d'urgence des procureurs généraux. Selon Linda Kebbab, les politiques sont "complètement déconnectés des besoins" et "détournent le regard". Et d'alerter : "C'est le système le problème."

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