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1.336 détenus sont radicalisés, contre 700 l'année dernière, estime Urvoas

Le ministre de la Justice dénombre dorénavant 1.336 détenus radicalisés contre 700 l'année dernière.

Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, à l'Assemblée nationale le 12 octobre
Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, à l'Assemblée nationale le 12 octobre Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
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et AFP

Que doit faire le gouvernement face aux détenus radicalisés ? Le gouvernement a annoncé mardi 25 octobre la fin des unités dédiées, mises en place dans cinq prisons, au profit d'une prise en charge davantage axée sur la sécurité. Au micro de BFM TV, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a fait le point sur la situation actuelle.

Le garde des Sceaux a ainsi révélé les chiffres des détenus radicalisés distinguant notamment les prisonniers "les plus dangereux" des autres. "Il y a en ce moment 351 détenus pour associations de malfaiteurs à but terroriste. Mais je dois aussi vous dire qu'il y a aussi des détenus de droits communs qui se sont radicalisés en prison. Aujourd'hui, nous les avons identifiés et il y en a 1.336", explique-t-il.

Des chiffres en augmentation constante ces derniers mois. "Par esprit de comparaison, il y avait 90 détenus pour association de malfaiteurs à but terroriste en 2014", lance Jean-Jacques Urvoas alors que le total de détenus radicalisés a doublé en un an puisque 700 étaient comptabilisés l'année dernière.

Évaluer la violence des détenus

Les unités dédiées ayant pris fin, le garde des Sceaux veut dorénavant "évaluer la violence". Le ministre a salué le travail effectué dans ces structures, mais estimé qu'on avait "perdu du temps" faute de coordination entre elles. Les premières avaient ouvert fin janvier, après le lancement d'un programme national décidé après les attentats de janvier 2015.

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Selon Jean-Jacques Urvoas, "la première chose qu'il faut faire, c'est évaluer". "Donc nous créons six structures d'évaluation de la violence. Je ne sais pas ce que c'est de déradicaliser mais par contre je sais ce que c'est d'essayer de sortir quelqu'un de la violence", a-t-il déclaré au micro de BFM TV. 100 places vont donc être créées dans ces six structures afin de mener une évaluation pendant quatre mois avant de passer à la phase d'orientation.

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