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La mairie de Paris.
Crédit : THOMAS COEX / AFP
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Un plan pour faire face à ce "véritable fléau". La maire de Paris a annoncé la création d'un plan de lutte contre les violences faites aux enfants dans les écoles, dans un communiqué vendredi 14 novembre. Issu d'échanges avec des familles, des parents d'élèves, des experts et de recommandations d'enquêteurs, le plan a pour objectif de protéger les 380.000 enfants scolarisés dans les écoles parisiennes.
Ce plan, qui sera présenté la semaine prochaine en Conseil de Paris, vise à "accompagner la libération de la parole" et à "mieux repérer" les violences à l'encontre des enfants.
Principale mesure proposée : la création d'un poste de Défenseur des enfants de la Ville de Paris et d'une commission collégiale d'instruction des signalements adressés à la ville. Ainsi, les enfants, leurs représentants légaux et les adultes qui les entourent "auront la possibilité de saisir le Défenseur des enfants sur une situation", précise le communiqué. Le défenseur pourra également s'auto-saisir "de tout sujet lié à la protection des droits des enfants à Paris".
Avec ce plan, la municipalité dit appliquer "la tolérance zéro". Et pour cause, désormais si un agent est mis en cause dans un tel type d'affaire, il sera suspendu définitivement. Par ailleurs, les contrôles en amont du recrutement seront renforcés. Des journées de formation éliminatoires et une vérification plus forte du casier judiciaire, seront par exemple mis en place.
Cette annonce intervient après une série d'enquêtes pour soupçons de faits à caractère sexuel à l'encontre d'animateurs du périscolaire et d'enseignants d'écoles maternelles parisiennes. Au total, 52 animateurs périscolaires ont été suspendus pour ce type de faits ces trois dernières années a rapporté Patrick Bloche, le premier adjoint, au cours de la présentation du plan, selon Radio France. En 2025, trente animateurs ont été suspendus, dont 16 pour des suspicions de faits à caractère sexuels, un chiffre stable par rapport aux deux années précédentes, selon la mairie.
Les mesures annoncées par la maire "ne sont que de la communication, elles ne tiennent absolument pas compte de nos revendications pour prévenir les violences sexuelles", a réagi auprès de l'AFP Nicolas Léger, co-secrétaire général du Supap-FSU. "Le rôle de défenseur des enfants n'aura de sens que si on renforce les équipes sur le terrain", estime le syndicaliste.
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