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"La colère des policiers s'exprime" après l'agression à Viry-Châtillon

INVITÉ - Stanislas Gaudon, délégué du syndicat Alliance Police nationale, appelle à une "grève du zèle".

Deux voitures de police incendiées au cocktail Molotov dans l'Essonne
Deux voitures de police incendiées au cocktail Molotov dans l'Essonne
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
"La colère des policiers s'exprime" après l'agression à Viry-Châtillon
04:40
Vincent Parizot & Christelle Rebière

Quatre policiers ont été blessés par une vingtaine de personnes armée de cocktails Molotov, samedi 8 octobre à Viry-Châtillon, en Essonne. Aujourd'hui, un des agents est toujours hospitalisé, dans un état stationnaire entre la vie et la mort. Pour les syndicats qui ont compté 12.400 blessés dans leurs rangs l'an dernier, cette attaque est symptomatique du manque de soutien des forces de l'ordre.

Voilà pourquoi Stanislas Gaudon, délégué du syndicat Alliance Police nationale, appelle ses camarades à faire une "grève du zèle" et à ne traiter que les urgences et les cas graves. Un mouvement qui s'ajoute aux différents rassemblements de policiers à travers le territoire. "Bien sûr qu'il y a l'émotion", commente le syndicaliste, "mais il y a surtout la colère des policiers qui s'exprime". Car au-delà de la solidarité avec les collègues agressés, les policiers ont des revendications pour éviter des drames similaires.

Les policiers attendent des réformes

"On attend une mesure forte avec un recentrage du policier sur son cœur de métier", résume Stanislas Gaudon qui ne comprend pas pourquoi les quatre policiers agressés ont été envoyés en garde statique pour empêcher la dégradation d'une caméra de surveillance. Pour lui, ce genre de dispositifs fait des agents "de véritables cibles", comme ça a été le cas samedi. Mais il dénonce aussi les transfèrements qui n'ont pas encore été totalement confiés à l'administration comme cela était pourtant prévu.

Enfin, le point majeur des revendications des forces de l'ordre concerne la légitime défense."Ce n'est pas le dernier texte qui va nous sécuriser, au contraire, il va complexifier la chose", prévient le syndicaliste. Car d'après lui, l'article 122-5 ne suffit pas. "C'est un article normalement écrit pour tout le monde et les policiers doivent avoir des dispositions bien particulières."

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Au-delà de cet aspect, les policiers et leurs syndicats espèrent aussi une réforme pénale concernant les agressions de représentants de l'ordre public, "parce que le sentiment d'impunité est réel", regrette Stanislas Gaudon qui réclame la plus grande fermeté à l'égard des assaillants de ses confrères et consœurs.

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