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L'ex responsable d'une cellule de déradicalisation jugée pour détournement de fonds

Sonia Imloul, anciennement responsable d'une cellule de déradicalisation basée à Aulnay-sous-Bois, est jugée lundi 13 mars pour détournement de fonds, blanchiment et travail dissimulé.

Le palais de Justice de Paris
Le palais de Justice de Paris
Crédit : JACK GUEZ / AFP
Maxime Magnier & AFP

Elle aurait détourné quelque 60.000 euros de subventions. Sonia Imloul, ancienne responsable d'une structure chargée d'accompagner les familles de jeunes tentés par le jihad, est jugée lundi 13 mars pour détournement de fonds, blanchiment et travail dissimulé. 

Il lui est notamment reproché d'avoir employé trois personnes dans sa structure sans leur verser de salaire, ni leur fournir de contrats de travail, même si l'une a finalement eu un contrat de travail antidaté et dit avoir perçu une somme d'argent. 

En avril 2014, alors que des dizaines de jeunes français partaient vers la zone irako-syrienne, le gouvernement avait lancé un plan de prévention de la radicalisation. Ce dernier comprenait la création d'un numéro vert "anti-jihad" pour recueillir les signalements de personnes radicalisées, et la mise en place de "cellules de déradicalisation".

Pourquoi les autorités n'ont pas investigué sur le profil de Sonia Imloul ?

Julien Revial, auteur de "Cellule de déradicalisation, chronique d'une désillusion"

L'une d'elles, celle de Sonia Imloul, ouvre à l'été 2014 dans un appartement loué à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sous le nom de "la Maison de la prévention et de la famille". Elle accueille les familles envoyées par la préfecture de police de Paris, mais l'aventure prend fin un an plus tard, lorsque les autorités lui retirent leur soutien.

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Sur le banc des parties civiles, notamment, Julien Revial, un étudiant recruté par Sonia Imloul pour l'aider à bâtir le projet et accomplir divers travaux rédactionnels. Dans un livre dont il est l'auteur, Cellule de déradicalisation, chronique d'une désillusion, il dénonce le fonctionnement de la structure dont il estime qu'elle "a accueilli plus de journalistes que de familles".

"Pourquoi les autorités n'ont pas investigué sur le profil de Sonia Imloul ?" s'insurge-t-il aussi, estimant que "s'ils l'avaient fait, jamais cette mascarade ne se serait produite".

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