2 min de lecture

L'enseignante Agnès Lassalle tuée en plein cours : l’élève condamné à 15 ans de réclusion criminelle

La cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques a rendu son verdict ce vendredi 24 avril. Jugé pour le meurtre de son enseignante en février 2023 à Saint-Jean-de-Luz, l’accusé, mineur au moment des faits, a été a été condamné à 15 ans de prison au terme de quatre jours d’audience.

Stéphane Voirin (à droite) discute avec ses avocats devant la cour d'assises de Pau, ce mardi 21 avril 2026.

Crédit : Gaizka IROZ / AFP

Yasmine Boutaba

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

L'élève jugé pour l'assassinat d'Agnès Lassalle a été condamné, ce vendredi 24 avril, à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques, soit moins que la peine de 16 ans requise par l'avocate générale.

La cour a jugé l'accusé coupable après trois heures de délibéré. Âgé de 19 ans aujourd'hui, il était jugé à huis clos depuis mardi à Pau pour avoir, à l'âge de 16 ans, poignardé mortellement sa professeure d'espagnol dans une salle de classe.  

Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, âgée de 53 ans, a été tuée d’un coup de couteau à la poitrine au sein du collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d’Aquin, à Saint-Jean-de-Luz.

Un meurtre en pleine salle de classe

Ce matin-là, alors que le cours touche à sa fin, l’adolescent avait verrouillé la porte de la salle avant de se retourner vers son enseignante. Selon les témoignages de ses camarades, il lui a asséné un coup de couteau "d’un coup sec" au niveau du cœur. Les élèves ont immédiatement pris la fuite.
La mort de l’enseignante a provoqué une onde de choc dans toute la France. Le lendemain, une minute de silence avait été observée dans les établissements scolaires du pays.

À lire aussi

Au fil des débats, l’accusation a soutenu la thèse d’un acte prémédité. La veille des faits, l’adolescent avait récupéré un couteau chez son père, l’enroulant dans du papier essuie-tout avant de le glisser dans son sac pour se rendre au lycée le lendemain.

Durant l’enquête et à l’audience, il a expliqué avoir été poussé par "une petite voix" l’incitant à "faire le mal". Le jeune homme était suivi pour une dépression grave et sous traitement après une tentative de suicide.

Des expertises psychiatriques contradictoires

La question de la responsabilité pénale de l’accusé a été au cœur du procès. Plusieurs expertises psychiatriques, aux conclusions divergentes, ont été présentées.

L’une a écarté tout trouble ayant pu abolir ou altérer son discernement. Une autre a évoqué un discernement "légèrement altéré". Enfin, un dernier rapport, remis en novembre 2024, a estimé que son discernement était "aboli" au moment des faits.

Ces conclusions opposées ont nourri les échanges entre les parties, la cour devant déterminer si le jeune homme pouvait être tenu pénalement responsable.

Durant les quatre jours d’audience à huis clos, imposé par la minorité de l’accusé au moment des faits, la cour a entendu experts, témoins, ainsi que les parents du jeune homme et les proches d’Agnès Lassalle. Son compagnon, Stéphane Voirin, a notamment été évoqué. Il avait marqué les esprits en rendant un hommage poignant à l’enseignante lors de ses obsèques, en dansant seul près de son cercueil, des images qui avaient largement été relayées.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info