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"Jour de colère" : quatre condamnations à deux mois avec sursis

Quatre personnes interpellées dans le cadre du "Jour de colère", dimanche 26 janvier à Paris, ont été condamnées à deux mois de prison avec sursis, mardi.

Des manifestants arborant quenelles et slogans chocs participent au "Jour de la colère", le 26 janvier 2014.
Des manifestants arborant quenelles et slogans chocs participent au "Jour de la colère", le 26 janvier 2014.
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Plus de 250 personnes avaient été interpellées à la suite de la manifestation anti-Hollande baptisée "Jour de colère", dimanche 26 janvier à Paris. Quatre d'entre elles ont été condamnées à des peines de deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris, mardi 28 janvier.

Aymeric Barthelemy de Saizieu, 20 ans, étudiant en BTS transport et logistique, Louis Marie Meurin, 18 ans, étudiant en deuxième année de médecine, et Loïc Rey, 18 ans, détenteur d'un bac pro de mécanique moto, ont été reconnus coupables d'avoir projeté une barrière de chantier en direction d'un cordon de gendarmes mobiles, sans l'atteindre. Un dernier prévenu, Hughes Roumier, a également été condamné pour avoir lancé des pétards en direction des gendarmes.

Le tribunal a en revanche annulé pour un vice de forme la procédure engagée contre une autre prévenue, Sybille Durand, 18 ans, élève en terminale, accusée d'avoir jeté une cannette de bière vide en direction des forces de l'ordre. Enfin, l'examen du cas de deux autres prévenus a été reporté en raison de l'heure tardive.

La défense dénonce une "instrumentalisation" de la justice

Le procureur avait requis des peines de deux mois ferme contre le trio en évoquant des individus immatures qui n'avaient pas su se contrôler et auraient pu provoquer de sérieuses blessures. Il avait demandé un mois ferme à l'encontre de M. Roumier et un mois avec sursis contre la jeune femme. Les avocats des cinq prévenus avaient plaidé la relaxe de leurs clients, estimant notamment que le dossier n'apportait pas la preuve des faits qui leur étaient reprochés.

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"Ces peines ne sont pas satisfaisantes même si elles sont assorties du sursis", a dit devant la presse Me Antoine Vey, avocat de Loïc Rey. "On a en effet le sentiment d'une instrumentalisation de la procédure judiciaire à des fins politiques", a-t-il déclaré. "Aucun des prévenus n'a de casier judiciaire et ils ont tous été interpellés au hasard", a-t-il affirmé en se fondant sur une photo montrant une cinquantaine de personnes saisissant une dizaine de barrières sur laquelle les trois prévenus n'étaient pas identifiables.
  
"On a le droit de manifester et aussi celui d'être jugé pour ce qu'on a commis. Or là, ils ont été jugés pour leur présence à une manifestation", a-t-il dit. "Je pense que le parquet instrumentalise notre droit lorsqu'il lance ce type de procédure alors qu'il aurait pu, pour des faits aussi peu graves, choisir la reconnaissance préalable de culpabilité qui permet de juger sans les faire passer devant un tribunal. Mais on ne veut pas de cette procédure discrète parce qu'on a la volonté de communiquer autour d'une décision de justice et c'est regrettable", a-t-il insisté. 

Auparavant, l'avocat de Sybille Durant, jeune fille gracile aux cheveux longs enveloppée dans un manteau à col de fourrure, avait ironisé devant le tribunal à propos de "cette crevette qui terrifie les policiers avec sa cannette vide". "Avec des procédures aussi ridicules, on alimente les thèses complotistes", avait-elle lancé.

262 personnes avaient été interpellées après les incidents survenus lors de la dispersion de la manifestation, qui avait rassemblé entre 17.000(police) et 160.000 (organisateurs) personnes. Dix-neuf policiers ont été blessés lors des affrontements. Aucun n'a été hospitalisé.

La grande majorité des personnes interpellées, soit 226 personnes, avait été remise en liberté lundi. Huit personnes placées en garde à vue ont été déférées mardi devant le tribunal de grande instance pour y être jugées en comparution immédiate.

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"Jour de colère" : quatre condamnations à deux mois avec sursis
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Quatre personnes interpellées dans le cadre du "Jour de colère", dimanche 26 janvier à Paris, ont été condamnées à deux mois de prison avec sursis, mardi.
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2014-01-28 22:36:00
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