En Direct
2 min de lecture
François Hollande, le 22 juin 2026
Crédit : Ludovic MARIN / AFP
Je m'abonne à la newsletter « Politique »
Mettre RTL en favori sur Google
Avec son sourire, ses bons mots, sa stature d’ancien, son regard expérimenté sur l’international, François Hollande semble avoir fait oublier l’impopularité qui, il y a dix ans, l’avait empêché de se présenter à sa propre succession. Ces derniers mois, l'ancien président de la République remonte petit à petit dans les enquêtes d'opinion. Les curieux s’amassent autour de lui au Salon de l’Agriculture ou aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence.
"Il est en campagne permanente, s’amuse un ami de longue date. La question c’est : est-ce que ceux qui lui font des sourires le voient comme l’ancien président ou le futur candidat ?"
Lui, en tout cas, "se prépare", clame-t-il en Une d’un magazine mi-avril. Mais sans pour autant se déclarer officiellement candidat. "Ce sont les Français qui décideront, tranche-t-il. À partir du mois de décembre, les sondages vont être assez clairs sur qui peut, pas simplement figurer et faire un bon résultat, mais qui peut accéder au second tour et gagner."
Aux journalistes qui l'interrogent sur ses ambitions élyséennes, il esquive. "C'est vous ?", tentait notre journaliste fin avril. "Bah, ça sera le meilleur... Pour gagner, pas forcément le meilleur pour tout, mais le meilleur pour gagner et pour présider."
Quand le Corrézien va-t-il alors décider de se lancer ? Pas tout de suite. François Hollande est persuadé que tout se jouera dans les derniers mois, fin 2026, voire en janvier-février 2027. "Vous connaissez le lièvre et la tortue ?, ironise un de ses plus proches. Il s’imposera quand tous les autres seront tombés."
Ainsi, l'homme de 71 ans, profitant de son piédestal d’ancien président, ne descendra pas dans l’arène de la primaire qu’organise le PS, son parti, cet automne. "Il attend tranquillement le long du fleuve que tous les cadavres passent", raille un autre prétendant. Mais, en coulisses, le député socialiste se prépare. Il y a quelques jours, il a réuni 150 élus et conseillers, des futurs soutiens. Fin août, il fera sa rentrée lors d'un débat face à Edouard Philippe, avant de sortir, le 3 septembre, un livre : Unir. Nouveau monde. Nouvelle gauche.
Reste qu'il lui faudra trouver des soutiens dans sa famille politique. Or, ce n'est pas gagné. "Je crois que plus personne n’attend Hollande", tranche un bon connaisseur du PS, formation politique sortie rabougrie, selon les propres mots, de l’ancien président après son mandat.
Depuis, une nouvelle génération de socialistes s’est engagée au PS par rejet des années Hollande. "À les écouter, on dirait que Vichy, à côté, ça allait", observe, dépité, un député. Une jeune génération qui ne sera pas rassurée de l'entendre dire que, pour gagner face au RN, il faudra rassembler au-delà de la gauche. Des clins d’œil aux électeurs du centre, voire de la droite modérée.
François Hollande, qui est persuadé que le président élu n’aura pas de majorité, se prépare à élargir. En privé, il n’exclut pas de choisir Xavier Bertrand ou Gérald Darmanin comme Premier ministre. Sorte d’union des modérés républicains face au RN, dit-on. C'est le pari de l'ancien président, qui se voit comme un recours. Un proche calcule néanmoins : "Il faudra quand même transformer le dépit en envie."
Ne laissez pas Google décider de vos sources.
Ajouter RTL comme source préférée
Bienvenue sur RTL
Ne manquez rien de l'actualité en activant les notifications sur votre navigateur
Cliquez sur “Autoriser” pour poursuivre votre navigation en recevant des notifications. Vous recevrez ponctuellement sous forme de notifciation des actualités RTL. Pour vous désabonner, modifier vos préférences, rendez-vous à tout moment dans le centre de notification de votre équipement.
Bienvenue sur RTL
Rejoignez la communauté RTL, RTL2 et Fun Radio pour profiter du meilleur de la radio
Je crée mon compte