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Jeune tué aux Lilas : "Faut que ça s’arrête mais personne ne va arrêter", dit une camarade du suspect

Lundi 20 septembre, au soir, un adolescent de 17 ans tue d'un coup de couteau Ibrahima, 16 ans, en Seine-Saint-Denis. Un nouveau drame sur fond de rivalité entre les cités, selon la famille de la victime.

Un brassard de police. (Illustration)
Un brassard de police. (Illustration)
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Nicolas Burnens - édité par Mélanie Costa

Un adolescent de 17 ans est toujours en garde à vue, en Seine-Saint-Denis. Il est soupçonné d'avoir tué un jeune de 16 ans d'un coup de couteau dans la poitrine, lundi 20 septembre, aux Lilas. 

Il est 19h lorsque le jeune Ibrahima rentre chez lui à Bagnolet, avec ses amis. Il traverse une cité des Lilas, emprunte ensuite une petite allée sombre. C'est là qu'il croise la route d'un autre adolescent qu'il ne connait pas. Une altercation éclate alors. 

"J'ai entendu des gens crier comme une bagarre de jeunes", se remémore Tiphaine, alors à la fenêtre de chez elle. Et de poursuivre : "Et lorsque je me suis mise sur ma terrasse, j'ai vu un jeune homme effondré de l'autre côté de la rue". 

Son conjoint part alors porter secours à l'adolescent. "Il lui a notamment fait un point de compression, parce qu'il saignait énormément au niveau du ventre", explique Tiphaine, qui se souvient des cris d'Ibrahima, jusqu'à l'arrivée des pompiers. "Lorsqu'on assiste à toute la scène, ça nous touche encore plus", confie-t-elle.

Ibrahima est décédé à son arrivée à l'hôpital

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La victime est décédée à son arrivée à l'hôpital. Selon sa famille, les motifs de l'agresseur présumé reposent sur une rivalité entre les deux cités. Originaire des Lilas, il aurait reproché à Ibrahima de ne pas habiter la même commune que lui. 

"Il est tout à fait normal comme moi. On rigolait tout le temps. Je ne m'y attendais pas", assure Alina, une adolescente qui était dans le même lycée que l'agresseur présumé. "C'est juste bête, c'est tout... On en vient à la mort.(...) Faut que ça s'arrête, c'est tout. Mais personne ne va arrêter en vrai", explique-t-elle.

Inconnu des services de police, le jeune Ibrahima est décrit dans son quartier comme un adolescent poli, bon élève et fan de football. Ce mardi 21 septembre, sa famille réfléchit à organiser un rassemblement en sa mémoire.

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