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Nicolas Zepeda-Contreras, ex-petit ami de Narumi Kurosaki, à Santiago en 2017.
Crédit : Pablo VERA / AFP
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À l'ouverture de son procès à Lyon ce mardi 17 mars 2026, Nicolas Zepeda a maintenu qu'il n'avait pas tué son ex-petite amie japonaise Narumi Kurosaki, campant sur une ligne de défense offensive en dépit d'indices confondants.
Malgré l'absence de cadavre, de preuves et d'aveu, le Chilien de 35 ans a déjà été condamné à deux reprises à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure.
"Je conteste ces faits, je suis innocent, je n'ai pas tué Narumi. Je suis ici pour me battre, pour prouver que c'est le cas", a asséné le jeune homme dans un français impeccable. Nicolas Zepeda continuera de plaider son innocence devant la cour d'assises du Rhône, a prévenu son avocat Sylvain Cormier.
Blouson sombre et coupe de cheveux impeccable, Nicolas Zepeda, en détention provisoire depuis son extradition du Chili en 2020, a décliné à l'audience son identité dans un français parfait, teinté d'un léger accent espagnol. Cinq interprètes, en japonais et en espagnol, doivent traduire les débats en direct durant les deux semaines de procès.
Nicolas et Narumi avaient noué une relation en 2014 au Japon. A la rentrée 2016, la jeune Japonaise arrive à Besançon pour des études de français et quitte un mois plus tard son copain rentré au Chili, qu'elle juge trop possessif et inquisiteur.
L'INTÉGRALE - Nicolas Zepeda : le cauchemar sans fin de Narumi
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Après des messages tantôt énamourés tantôt menaçants, Nicolas vient fin novembre 2016 en France "pour ses études", dira-t-il d'abord aux enquêteurs. Mais les bornages du téléphone de son ex et de sa voiture de location, ainsi que des témoignages d'étudiants qui l'ont vu se cacher dans la résidence, démontrent que le Chilien a épié Narumi et son nouveau petit ami étudiant français.
La jeune femme est vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre 2016 alors qu'elle regagnait sa résidence universitaire. La nuit, des voisins entendent des hurlements terrifiants, "comme dans un film d'horreur". Le Chilien assure aux enquêteurs qu'après une rencontre "fortuite", puis un dîner au restaurant, ils ont des relations sexuelles dans la chambre de l'étudiante ce qui, selon lui, explique les bruits émis par la jeune femme.
Selon le magistrat, il a enterré ou immergé le corps dans un sous-bois bordé d'une rivière. Son GPS et son téléphone ont prouvé qu'il avait passé du temps en ce lieu cinq jours plus tôt, puis à nouveau après avoir quitté la chambre de la Japonaise.
Nicolas Zepeda a toujours nié farouchement les accusations, malgré les ingrédients "évidents" d'un "féminicide" prémédité suivi de la dissimulation du corps de l'étudiante de 21 ans, selon un scénario reconstitué.
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