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"J'ai de la colère" : douze ans après la mort de Corentin, 11 ans, lors d'une opération jugée non nécessaire, ses parents attendent justice

À Reims, le procès des deux médecins s'est ouvert ce mardi 28 avril pour homicide involontaire. Ils encourent jusqu'à trois ans de prison, près de douze ans après la mort de Corentin, 11 ans, à la suite d'une opération de l'appendicite jugée non nécessaire.

Tribunal de Reims (Illustration).

Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

"J'ai de la colère" : douze ans après la mort de Corentin lors d'une opération jugée non nécessaire, ses parents attendent justice

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Cindy Hubert - édité par Jérémy Descours

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Après près de douze ans d'attente, une famille espère enfin obtenir justice. Le procès de la mort de Corentin s'est ouvert, ce mardi 28 avril, à Reims. En 2014, ce garçon de 11 ans est décédé en Moselle des suites d'une opération de l'appendicite. 

Les deux médecins ayant pratiqué l'intervention sont, depuis ce mardi, jugés pour homicide involontaire. Une opération qui, selon l'accusation, n'était en réalité pas nécessaire.

À l'origine du drame, une première erreur : un mauvais diagnostic. Car Corentin ne souffrait pas d'une appendicite, mais d'un syndrome de l'intestin irritable. Puis survient la seconde erreur. 

Lors de l'intervention, un premier chirurgien perfore l'aorte du garçon. La clinique ne disposait pas de matériel adapté aux enfants. Une hémorragie s'est alors déclarée, sans être détectée à temps.

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Un second chirurgien, appelé en renfort, intervient mais n'était pas spécialisé en chirurgie cardiovasculaire. Corentin décède le lendemain de l'opération.

"La justice n'a pas voulu aller au fond des choses"

Depuis les faits, ses parents, Pierre et Fatya, se sont battus pour que ce procès ait lieu. "J'attends que l'affaire de Corentin soit un exemple pour tous et que ça ne se reproduise plus jamais. Et je veux savoir pourquoi mon fils, pendant cinq heures, était sur la table d'opération, le ventre ouvert. Je veux savoir pourquoi il n'a pas été secouru", explique sa mère au micro de RTL.

Son père ajoute : "Je ne vous cache pas qu'aujourd’hui, j'ai de la colère. La justice n'a pas voulu aller au fond des choses. Malgré tous nos efforts, on a dû aller jusqu'en cassation. Beaucoup de bâtons dans les roues nous ont été mis pendant des années pour essayer de ne pas mettre tout le monde en cause". 

Pour les parents, la clinique aurait également dû être mise en cause, tout comme le Conseil de l'Ordre des médecins, qui avait été alerté de défaillances concernant le second chirurgien, aujourd'hui en exercice au Maroc.

À la barre, ce dernier a reconnu "un excès d'orgueil" pour ne pas avoir demandé de l’aide à temps. Les deux prévenus encourent jusqu'à trois ans de prison.

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