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INVITÉE RTL - Mort de Timéo, victime d'un surdosage de médicament : "Ils m'ont fait mentir à mon fils", déplore sa mère la veille du procès

Plus de sept ans après la mort du petit Timéo, décédé à l'âge de 4 ans des suites d'un surdosage d'anti-inflammatoire au CHU de Nancy, le procès de l'établissement et de trois soignants s'ouvrira mardi 22 novembre. La mère de l'enfant, Élodie, fait part de son ressenti.

Le CHU de Nancy
Le CHU de Nancy
Crédit : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Mort de Timéo : la mère de l'enfant est invitée de RTL Soir
00:08:11
Joanna Wadel

Un long combat de sept ans. Le 1er mai 2015, Timéo, tout juste 4 ans, décédait à l'hôpital de Nancy victime d'un surdosage de médicaments. Le petit-garçon avait reçu seize fois la dose d'anti-inflammatoires recommandée. Demain, mardi 22 novembre, un procès aura enfin lieu. Trois soignants et le CHU comparaîtront. Ce lundi 21 novembre, Élodie Gaire, la mère de Timéo livre son ressenti la veille de l'audience et se souvient des derniers instants de son fils. 

"On l'a emmené au CHU de Nancy, et c'est vrai qu'au bout de trois semaines d'examens avec plusieurs possibilités de maladie [Timéo avait de la fièvre et boitait, ndlr), […] en fin de compte, ils n'ont jamais trouvé ce qu'il avait", raconte la mère de l'enfant. Tout a basculé lorsque les médecins ont fait une erreur de dosage d'un anti-inflammatoire, la colchicine, qui a coûté la vie du petit Timéo : "On devait sortir le week-end du 1er mai, on devait rentrer à la maison", explique Élodie Gaire, qui assure ensuite avoir été retenue à l'hôpital dans l'attente d'un nouvel examen. 

Timéo, alors sous aspirine, se voit prescrire le fameux produit, faute de pouvoir passer l'examen. Mais la prescription d'une cardiologue, émise lors d'une réunion entre soignants, sera mal retranscrite par une interne, passant de 0.5 mg par jour à 0.5 mg par kilos. Avec deux doses en deux jours, Timéo se voit condamné : "Sachant qu'une dose, seize fois la dose, était déjà léthale", explique sa mère. La nuit qui suit la première administration du produit, le petit-garçon se met à vomir, saigner du nez et avoir la diarrhée. L'infirmière de service pense alors à une gastro. Le jour suivant, une seconde dose de colchicine est administrée.

Il faudra 24h pour que le personnel de l'hôpital comprenne son erreur. Trop tard, le petit-garçon est transféré en réanimation et les parents alertés du danger qu'il encourt. "On avait tellement confiance en eux qu'on pensait qu'ils pourraient faire quelque chose et sauver notre petit-garçon", se remémore Élodie Gaire. En plus de cette surdose mortelle, Timéo se serait fait administrer un antibiotique contrindiqué avec la colchicine, le zithromax. Un produit qui a "concentré la colchicine" dans l'organisme de l'enfant et accéléré son décès, estime sa mère.

Les dernières paroles que j'ai données à mon fils étaient un mensonge.

Élodie Gaire, la mère du petit-garçon décédé en 2015

À 24h de l'audience, la mère du garçon voit ressurgir le poids de l'attente. Mais surtout, un sentiment de trahison vis-à-vis de l'équipe médicale : "Timéo n'était pas qu'un numéro. Pour lui, ils [les soignants] n'ont pas fait le maximum. Timéo n'était pas en sécurité. Nous, on pensait qu'il était en sécurité, ils m'ont fait mentir à mon fils. Ils m'ont fait lui dire 'Ne t'inquiète pas, tout ira bien, on va rentrer à la maison'. Les dernières paroles que j'ai données à mon fils étaient un mensonge", déplore avec le recul Élodie Gaire. 

Si pour les parents du garçon, le procès constitue le dénouement d'un combat long de plusieurs années, Élodie Gaire assure que l'après sera également difficile à gérer : "On se bat tous les jours, on reste debout, on reste fort. Mais ça nous ramènera jamais notre petit-garçon", souligne-t-elle.

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