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"C'est une horreur" : à Marseille, l'explosion du crack empoisonne le quotidien des habitants

À Marseille, près de la gare Saint-Charles, la consommation de crack explose. Entre insécurité, prostitution et vandalisme, les riverains décrivent un quotidien devenu insupportable.

Vue de Marseille

Crédit : AFP / GERARD JULIEN

La consommation de crack à Marseille fait vivre un enfer aux habitants

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La rédaction de RTL - édité par Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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À  Marseille, la consommation de crack, dérivé de la cocaïne, explose. Les structures locales d'accompagnement estiment, à travers une première évaluation, que le crack est consommé par près de 200 personnes sur la voie publique dans la ville. 

"Si l’on intègre les situations de mal-logement et d’habitat instable, on monte à environ 500 personnes", complète Marianne Poisson au Monde, coordinatrice du dispositif Tempo, un collectif créé pour venir en aide aux personnes atteintes d’addiction.

Près de la gare Saint-Charles, le quotidien des riverains est devenu un véritable enfer. Sur les trottoirs, en pleine journée, des personnes complètement amorphes se droguent sous les yeux des habitants. Mehdi raconte : "On les retrouve tout le temps, toute la journée, sur le pas de notre porte. On entend des cris la nuit ou des voitures qui se font péter. C'est une horreur. Moi, personnellement, je prends un hôtel pour ma mère quand je la fais venir ici."

Sandrine, elle, a bien du mal à élever ses enfants dans cet environnement. "On leur apprend à ne pas prendre une seringue", explique-t-elle au micro de RTL. "Ce que je vois aussi ces derniers temps, c'est qu'il y a une prostitution liée à la consommation de crack. Ce sont des filles, qui ressemblent vraiment à des cadavres, et qui sont obligées de se prostituer pour payer leur dose", déplore cette dernière. 

Des répercussions sur les commerces

Par ailleurs, ce phénomène a des répercussions sur les commerces à proximité. Entre midi et deux, les tables du restaurant de Nausia restent désespérément vides. Elle aussi constate avec tristesse les changements dans le quartier. 

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"C'est rempli de cracks, de seringues, le quartier a changé", explique-t-elle. Avant de poursuivre : "Les gens ont peur, les gens ne s'arrêtent plus. Ils cassent les voitures, ils dorment dedans. Moi ma voiture, combien de fois elle a été cassée ? C'est trop, on n'en peut plus, on en a marre, on est fatigués."

Selon les associations, cette aggravation s'explique notamment par la baisse du prix de la cocaïne : 10 euros pour cinq prises. Elles pointent aussi les Jeux olympiques et le déplacement vers Marseille de populations précaires parisiennes.

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