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Narcotrafic : 1.200 "mules" venant du Brésil interpellées en 3 ans… Quel est le profil de ces femmes précaires transportant de la cocaïne en France ?

En trois ans, 1.200 mules en provenance du Brésil ont été interpellées en France selon une note de l’Office antistupéfiants consultée par RTL. Souvent jeunes, femmes et en situation de grande précarité, elles sont recrutées via des messageries cryptées par les réseaux criminels pour transporter de la cocaïne ou du cannabis depuis le Brésil ou la Thaïlande.

Image d'une saisie de drogue (illustration)

Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Une note interne de l'Office anti-stupéfiants (Ofast) souligne l'ampleur du phénomène des "mules"

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Plana Radenovic - édité par Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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Depuis trois ans, 1.200 mules en provenance du Brésil ont été interpellées en France, soit les deux tiers du total des mules arrêtées, indique une note de l’Office antistupéfiants consultée par RTL. Un phénomène devenu si massif que les services français "ne peuvent pas suivre". 


Et les trafiquants jouent sur le nombre. Ils n'hésitent pas à faire monter 30 mules dans le même avion, en misant sur le fait qu'au moins l'une d'entre elles passera entre les mailles du filet. Il suffit alors d'une seule opération réussie pour rendre l'opération rentable. 

Plus terrible encore : ces organisations criminelles n'hésitent pas à sacrifier une ou plusieurs mules, moins chargées en drogue, en les laissant se faire arrêter pour leur permettre de passer sans encombre.

Une rémunération de 1.500 à 15.000 euros

Quel est le profil type de ces mules ? Une personne plutôt jeune, entre 25 et 40 ans, souvent une femme dont la situation est très précaire. Elles ont un profil passe-partout et n'ont pas d'antécédent judiciaire. 

Elles sont recrutées en général via des messageries cryptées, voyagent seules et leurs billets d'avion sont achetés au dernier moment en liquide. Après l'atterrissage, elles contactent leur donneur d'ordre via WhatsApp, souvent des numéros brésiliens reliés à une fausse identité. 

La mule type ne fait pas partie de l'organisation criminelle qui l'emploie. Elle ne connait souvent même pas son commanditaire. Une garantie pour les malfaiteurs qu'aucune mule ne pourra renseigner la police.

Ces passeuses peuvent transporter de la cocaïne ou du cannabis, soit à l'intérieur de leur corps, soit dans leur bagage. Et pour cela, elles sont payées entre 1.500 et 10.000 euros pour un voyage aller-retour. Un différentiel qui s'explique par la quantité transportée. 

Les mules brésiliennes sont généralement chargées de cocaïne et les thaïlandaises de cannabis, puisque cette substance est désormais légale dans leur pays. Avant de partir, elles sont soigneusement briefées par l'organisation criminelle qui les emploie, qui leur indique de garder le silence pendant les interrogatoires de police en cas d'arrestation.

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