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Il avait tué à coups de couteau Mélanie, une surveillante de collège : un adolescent de 15 ans condamné à 18 ans de réclusion criminelle

L'adolescent de 15 ans accusé d'avoir tué Mélanie, une surveillante de son collège de Haute-Marne, en juin 2025 a été condamné ce jeudi 16 juillet à 18 ans de réclusion criminelle.

Des gendarmes devant le collège de Nogent

Crédit : Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Une condamnation à la hauteur des réquisitions. L'adolescent accusé d'avoir tué l'an dernier, à l'âge de 14 ans, une surveillante de son collège en Haute-Marne, a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle ainsi qu'un suivi socio-judiciaire de dix ans. 

Du fait de son jeune âge (15 ans aujourd'hui), l'accusé risquait 20 ans de réclusion criminelle maximum au lieu d'une peine de prison à perpétuité. Il a été placé en détention provisoire depuis sa mise en examen il y a 13 mois. Cette peine de prison, qui a été applaudie dans la salle d'audience, est conforme à celle demandée par le ministère public. 

Le matin du 10 juin 2025, Mélanie, 31 ans, assistante d'éducation au collège Françoise-Dolto de Nogent, un bourg de 3.500 habitants en Haute-Marne habituellement paisible, avait été tuée à coups de couteau devant l'établissement. Les faits s'étaient déroulés devant de nombreux témoins, lors d'un contrôle inopiné des sacs des élèves par des gendarmes devant le collège, précisément destiné à détecter d'éventuelles armes blanches.

Il voulait s'en prendre à "n'importe quelle surveillante"

Le mis en cause, alors élève de troisième dans l'établissement, avait été maîtrisé sur place par un gendarme, blessant ce dernier à la main au moment de son interpellation. En garde à vue, il avait dit aux enquêteurs qu'il n'avait pas de "grief particulier" envers Mélanie, mais qu'il voulait s'en prendre à une surveillante, "n'importe laquelle".

Sans antécédents judiciaires jusque-là, l'adolescent aurait mûri son projet quelques jours avant les faits, après qu'une autre surveillante l'aurait "sermonné" alors qu'il embrassait sa petite amie au sein du collège, avait rapporté à l'époque le procureur de Chaumont Denis Devallois.
Il "apparaît en perte de repères quant à la valeur de la vie humaine, à laquelle il ne semble pas attacher d'importance particulière", avait encore estimé M. Devallois.

S'inscrivant dans le contexte d'une série d'agressions au couteau en milieu scolaire, ce meurtre avait eu un très fort retentissement dans tout le pays, notamment dans les sphères politiques et éducatives.

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