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Gard : un raseteur de 23 ans décède lors d'une course camarguaise

Le jeune raseteur a été violemment bousculé par un taureau qui l'a propulsé contre le mur des arènes. Il a été réanimé à plusieurs reprises sur place, mais a succombé à ses blessures à l'hôpital de Nîmes.

Le raseteur Kévin Bruguière le 24 août à Remoulins, dans le Gard.
Le raseteur Kévin Bruguière le 24 août à Remoulins, dans le Gard. Crédit : Lou Gârri / Compte Facebook Kévin Bruiguière.
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Un raseteur est décédé ce jeudi 3 septembre après avoir été percuté par un taureau pendant une course camarguaise dans les arènes de Vallabrègues, dans le Gard. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi 4 septembre dans un communiqué la Fédération française des courses camarguaises.

Le raseteur de 23 ans, Kévin Bruguière, a été violemment bousculé par un taureau qui l'a propulsé contre le mur des arènes. Inconscient, le jeune homme a été réanimé à plusieurs reprises par le médecin présent sur place, puis par les pompiers. C'est à l'hôpital de Nîmes, où il avait été évacué, qu'il a succombé à ses blessures.

Selon le Midi-Libre, natif de Vauvert et domicilié à Saint-Privat-des-Vieux, près d’Alès, le jeune raseteur était en contrat d'apprentissage à la Fédération française de course camarguaise (FFCC). Le dernier drame de ce type remontre au mois de juillet 2003 et s'était produit dans les arènes d'Aigues-Vives, une commune également située dans le Gard.

Le monde de la tauromachie camarguaise en deuil

Depuis l'annonce de la terrible nouvelle, c'est toute la tauromachie camarguaise qui est en deuil. La course camarguaise est une forme ancestrale de tauromachie sans mise à mort de l'animal, contrairement à la corrida importée d'Espagne. Elle se pratique dans quatre départements du sud de la France : le Gard, le Vaucluse, l'Hérault et les Bouches-du-Rhône.

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Aidés par des "tourneurs", chargés de bien orienter l'animal, le raseteur, vêtu de blanc et muni d'un crochet, doit enlever les attributs, cocarde, glands et ficelles, fixés entre les cornes du taureau, appelé "cocardier". Pour éviter les coups de cornes, les raseteurs effectuent des "rasets" et échappent à l'animal en sautant par-dessus les barrières de bois rouge qui bordent l'arène et en s'accrochant aux gradins.

La trace de la première course de taureaux dans les arènes d'Arles, en Camargue,  remonterait à 1402. La course camarguaise actuelle serait née au milieu du XIXe siècle.

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