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Fanch ou Fañch ? La justice tranchera en novembre sur le prénom d’un enfant breton

Un an après le jugement ayant refusé l'usage du tilde aux parents du petit Fañch, la cour d'appel de Rennes s'est penché ce lundi sur l'autorisation de ce signe diacritique dans l'état civil.

Carte d'identité de Fañch Bernard
Carte d'identité de Fañch Bernard Crédit : FRED TANNEAU / AFP
AFP et William Vuillez

Diminutif de François en breton, le prénom de ce petit garçon a beaucoup fait parler de lui.
Ce lundi, la cour d'appel de Rennes s'est penchée sur l'utilisation du tilde dans l'état civil, ce signe en forme de vague. Elle rendra finalement sa décision le 19 novembre, a annoncé la présidente Catherine Le François.

Une cinquantaine de sympathisants de la famille de Fañch, s'étaient réunis à 14 heures devant l'ancien Parlement de Bretagne, pour cette audience pour le moins singulière. La famille de Fañch est soutenue par l'association Skoazell Vreizh (Secours Breton), qui paie ses frais de justice grâce aux dons. 

Leur défense, est assurée par le bâtonnier de Nantes Jean-René Kerloc'h qui pointe une question de "discrimination". L'affaire avait mobilisé les élus bretons, toutes étiquettes politiques confondues, qui avaient demandé que Fañch puisse porter le tilde sur ses papiers d'identité sans enfreindre la loi française

Les bretons mobilisés

À la naissance du petit Fañch le 11 Mai 2017, l'officier de l’état civil avait refusé de valider le prénom choisi par les parents, car le tilde ne figurait pas dans la liste des 16 signes (accent, tréma, cédille, etc) "connus de la langue française", pouvant être utilisés, d'après une circulaire ministérielle de 2014.

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Le 13 septembre 2017, le tribunal de Quimper avait estimé qu'autoriser le tilde reviendrait "à rompre la volonté de notre État de droit de maintenir l'unité du pays et l'égalité sans distinction d'origine". Le député (LREM) Paul Molac ainsi qu'une vingtaine de députés de la majorité en avaient même appelé à la Garde des Sceaux, en vain.

L'affaire avait connu un retentissement au Pays Basque et en Espagne, où l'utilisation du tilde dans les noms propres, est largement répandue.  

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