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Enquête sur les dérives du réseau social X : convoqué, Elon Musk ne s'est pas présenté devant la justice française

Elon Musk, convoqué en audition libre à Paris ce lundi 20 avril dans le cadre d'une enquête sur de possibles dérives de son réseau social X, ne s'est pas présenté devant la justice française, a déclaré le parquet.

Elon Musk au Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier 2026

Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP

AFP

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Sans surprise, le patron de Tesla, convoqué en audition libre à Paris ce lundi 20 avril, ne s'est pas présenté devant la justice française dans le cadre de l'enquête sur de possibles dérives de X, a déclaré le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Canard enchaîné.

"Le parquet prend acte de l'absence des premières personnes convoquées", a souligné le ministère public, sans mentionner le nom du multimilliardaire américain, avant d'ajouter que "leur présence ou leur absence n'est pas un obstacle à la poursuite des investigations".

Le réseau social qu'Elon Musk a racheté en 2022 a été signalé à la justice par le député macroniste Éric Bothorel en janvier 2025. C'est à ce moment que le parlementaire a dénoncé un fonctionnement frauduleux du réseau social X, basé selon lui sur des algorithmes biaisés qui influent sur les recommandations adressées aux utilisateurs. C'est ainsi qu'un mois plus tard, une enquête a été ouverte. 

En juillet 2025, le parquet de Paris a alors confié l'enquête à la gendarmerie nationale pour "altération d'un système de traitement automatisé de données" passible de 10 ans de prison et requiert l'accès à l'algorithme de X. Une requête qui n'a toujours pas eu de réponse à ce jour.

Son IA Grok s'ajoute à l'enquête

Ce n'est pas la seule enquête qui vise le patron de Tesla. En novembre dernier, des propos négationnistes publiés par Grok, l'intelligence artificielle liée à la plateforme X, ont été ajoutés à l'enquête. Grok a répondu à une requête sur le camp d'Auschwitz que "le plan des crématoires montre des installations conçues pour la désinfection contre le typhus avec des systèmes d'aération adaptés plutôt que pour des exécutions massives".

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Enfin, en janvier, c'est la publication de deepfakes à caractère sexuel, c'est-à-dire de fausses images générées par son IA, de personnes potentiellement mineures qui s'ajoutent aux investigations. Le 4 février dernier, le siège français de X a été perquisitionné, Elon Musk a, de son côté, dénoncé une attaque politique du parquet de Paris.

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