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Enfant tué en Seine-Saint-Denis : "Ça fait froid dans le dos", dit un policier

INVITÉ RTL - Grégory Goupil, secrétaire régional du syndicat de police Alliance, réclame plus de moyens après la mort d'un enfant de 12 ans, roué de coups par une bande rivale.

Les Lilas, en Seine-Saint-Denis
Les Lilas, en Seine-Saint-Denis
Crédit : RTL.fr
Julien Sellier & Félix Roudaut

"C'est abominable". Grégory Goupil, secrétaire régional du syndicat de police Alliance en Seine-Saint-Denis, reste "sans voix" après le décès d'un enfant de 12 ans, tué à coups de barre de fer, samedi 13 octobre aux Lilas. L'adolescent est une nouvelle victime des affrontements entre bandes rivales en banlieue parisienne.

Ce fait divers dramatique met en lumière la guerre de tranchées à laquelle se livrent différents quartiers. Des phénomènes urbains "extrêmement violents" se déclenchent pour "des faits totalement puérils", se désole le policier à l'antenne de RTL. "Ça peut être un regard de travers, une mauvaise phrase (..), une histoire de cœur ou des transactions de scooters qui se passent mal", détaille Grégory Goupil.


Ce décès intervient un mois après la mort d'un autre adolescent, âgé de 16 ans, tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l'autre extrémité du département. Plusieurs élus avaient alors lancé un cri d'alarme et réclamé des moyens policiers supplémentaires. "Bien sûr qu'il nous faudrait du monde", abonde le syndicaliste, qui reconnaît cependant que l'"on ne peut pas mettre un policier derrière chaque gamin".

"On a besoin d'un ministre"

Grégory Goupil dénonce le "sentiment d'impunité" qui prévaut chez les jeunes majeurs, malgré des allers-retours fréquents en prison. Ils "passent du petit larcin au grand banditisme", explose-t-il.

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Face à cette situation intenable, le policier réclame la nomination du ministre de l'Intérieur, alors que le remaniement se fait attendre. L'intérim assuré par Édouard Philippe n'est pas vecteur de stabilité, selon Grégory Goupil. "On a besoin d'un ministre qui va mettre des choses en place (...) pour travailler dans de bonnes conditions", conclut-il.

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