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EN DIRECT - Procès en appel du financement libyen : "Aucune course à l'élection ne justifie une compromission", lance un avocat général face à Nicolas Sarkozy

Le parquet général prend la parole, ce lundi 11 mai, près de deux mois après l'ouverture du procès en appel des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007. Ses réquisitions sont attendues le 13 mai.

L'ancien président français Nicolas Sarkozy arrive au Palais de Justice de Paris, le 4 mai 2026, pour son procès en appel dans le cadre de l'affaire des financements libyens.

Crédit : Anne-Christine POUJOULAT / AFP

La rédaction numérique de RTL & Sophie Neumayer

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Les 3 infos à retenir
  • Près de deux mois après l'ouverture du procès en appel des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007, la parole est donnée à partir d'aujourd'hui et pendant trois jours, au parquet général pour ses réquisitions.
  • En première instance, le ministère public avait requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison à son encontre, ainsi que 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.
  • Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, en première instance pour avoir sciemment laissé Claude Guéant et son ami Brice Hortefeux discuter d'un financement de sa campagne par la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi, en échange de contreparties. Les trois hommes nient ce "pacte de corruption" qui aurait été noué en 2005.
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Le ministère public rend hommage à "la dignité des victimes physiques"

Le ministère public rend ensuite hommage aux parties civiles, associations anticorruption, mais aussi "aux victimes personnes physiques". "Nous avons été impressionnés de vous voir chaque jour assidûment. C'est avec dignité que vous nous avez rappelé le drame." (de l'attentat du DC10)

Démontrer "la preuve, la matérialité des faits et l'élément moral"

Nicolas Sarkozy écoute attentivement sans regarder les avocats généraux, il regarde droit devant lui. 

Tandis que l'avocat général enchaîne : "Il nous appartient de démontrer la culpabilité des prévenus en apportant la preuve, la matérialité des faits et l'élément moral. À défaut de ces 3 éléments, il nous incombe de demander la relaxe".

Le ministère public ne va pas "reprendre l'accusation soulevée en première instance"

Par ailleurs, "le ministère public ne va pas se contenter de reprendre l'accusation soulevée en première instance", insiste l'avocat général. "Pour nous forger un avis propre, un deuxième regard".

Rodoplhe Juy : "nous ne pouvons que saluer ce rôle des médias"

Rodolphe Juy poursuit. "Tous les principes qui garantissent une élection libre ont été bafoués dans cette affaire. Une association de malfaiteurs a décidé de s'engouffrer en rompant l'exigence de probité la plus élémentaire".

Il salue le rôle des médias, à l'origine de nombreuses révélations dans cette affaire. "Les journalistes par leurs articles et leurs livres ont révélé des informations qui ont été confirmées pour certaines par l'instruction. À l'issue de cette audience, nous ne pouvons que saluer ce rôle des médias".

"Aucune course à l'élection ne justifie une compromission"

Rodolphe Juy, l'un des trois avocats généraux, est le premier à prendre la parole "Cette affaire a largement participé à dégrader, depuis qu'elle a été révélée, le pacte social", attaque-t-il pointant "un sentiment de malaise chez nos concitoyens". 

"Aucune course à l'élection ne justifie une compromission".

Début de l'audience

L'audience a commencé à la cour d'appel de Paris.

Quelles réquisitions contre nicolas sarkozy en première instance ?

En première instance, le ministère public avait réclamé que l'ex-président de la République, aujourd'hui âgé de 71 ans, soit reconnu coupable de corruption, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. Il avait requis une peine "dissuasive" de sept ans de prison à son encontre, ainsi que 300.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

Le prévenu le plus célèbre de France avait finalement été condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme, uniquement pour association de malfaiteurs, mais avec un mandat de dépôt assorti d'une exécution provisoire, ce qui lui avait valu de passer 20 jours derrière les barreaux avant d'être libéré sous contrôle judiciaire dans l'attente du procès en appel.

Après deux mois de procès, Place aux réquisitions du parquet général

Bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007. La parole est donnée à partir de cet près-midi au parquet général pour ses réquisitions.


Pendant deux jours et demi, les trois avocats généraux, Damien Brunet, Rodolphe Juy-Birmann et Sophie Meynard, dérouleront la démonstration de l'accusation, avant de requérir mercredi des peines pour chacun des dix prévenus rejugés depuis le 16 mars dans ce dossier politico-financier explosif.

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