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Rachida Dati, arrive au tribunal parisien le 16 septembre 2026 pour son procès pour corruption avec l'ancien dirigeant de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
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Le retentissant procès de Rachida Dati s'est ouvert ce mercredi 16 septembre à Paris. L'ancienne ministre s'est trouvée seule sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel de Paris. Son coprévenu et ex-PDG de Renault Carlos Ghosn ne s'est pas présenté, et n'a envoyé aucun avocat pour le représenter officiellement.
Tout de noir vêtue, l'ex-ministre de la Justice, âgée de 60 ans, a décliné son identité à la barre et écouté le résumé des poursuites contre elle. Elle est soupçonnée d'avoir noué un pacte de corruption et illégalement fait du lobbying au Parlement européen, dont elle était membre, pour le compte de Renault-Nissan entre octobre 2009 et février 2013.
Rachida Dati et Carlos Ghosn réfutent ces accusations. La première martèle avoir travaillé comme avocate internationale tandis que l'ex-PDG de Renault soutient l'avoir embauchée pour des missions de diplomatie des affaires. Selon lui, l'ex-ministre a été très utile au Maroc et en Turquie, notamment.
Appelé à comparaître ce mercredi, le magnat déchu de 72 ans, toujours réfugié au Liban, a sollicité le renvoi de l'audience pour des raisons procédurales. Une demande justifiée au motif que sa convocation au procès n'a pas été reçue dans les formes et délais légaux.
Sa demande a rapidement été étudiée ce mercredi. L'avocat de Renault, partie civile au procès, a prévenu le tribunal : "Carlos Ghosn n'a absolument pas l'intention de se présenter devant vous." Me Kami Haeri a également rappelé que lors d'une interview en novembre 2025 sur RTL, Marc-Olivier Fogiel a interrogé l'ex-PDG sur son procès en septembre 2026 et ne pouvait donc ignorer cette audience.
Les avocats de Rachida Dati - qui tournait ostensiblement le dos aux parties civiles - ont, de leurs côtés, taclé le Parquet national financier (PNF) pour cette citation hors délai. "Le PNF nous offre la plaidoirie traditionnelle de l'administration française : 'C'est pas de ma faute, c'est celle d'un autre'", s'est insurgé Me Olivier Pardo. Avant d'ajouter : "Rachida Dati ne veut pas demander le renvoi, elle veut être jugée."
"C'est un crève-cœur", a-t-il dit, estimant que l'absence de Carlos Ghosn est préjudiciable à la défense de sa cliente. Le tribunal a finalement donné raison à Rachida Dati et à l'ensemble des parties, puisque le procès n'est pas renvoyé. Il se poursuivra jusqu'au 28 septembre prochain.
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