2 min de lecture Écoutes Sarkozy

Écoutes de Sarkozy : les demandes d'annulation examinées

Les écoutes téléphoniques qui ont conduit à la mise en examen de Nicolas Sarkozy pourraient être annulées par la cour d'appel de Paris, qui examine cette demande ce mercredi.

Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy avaient déposé des requêtes en nullité de la procédure le 12 septembre 2014 (archives).
Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy avaient déposé des requêtes en nullité de la procédure le 12 septembre 2014 (archives). Crédit : AFP / MEHDI FEDOUACH / VALERY HACHE
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La cour d'appel de Paris a entamé ce mercredi 4 mars l'examen des requêtes visant notamment à annuler des écoutes de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat, qui ont conduit à la mise en examen pour corruption de l'ex-chef de l'État.

Des demandes ont été déposées par le président de l'UMP, son avocat Maître Herzog et l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert, tous mis en examen. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris mettra sa décision en délibéré. Dès sa garde à vue, une mesure inédite pour un ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy avait contesté la légalité de ces écoutes.

Avec cette audience se joue une part importante de l'avenir judiciaire de Nicolas Sarkozy : en cas d'invalidation de ces écoutes, le dossier s'effondrerait. Si elles étaient validées, entièrement ou pour l'essentiel, l'instruction, gelée en septembre, reprendrait un cours qui serait périlleux pour Nicolas Sarkozy.

Les conversations entre Sarkozy et Herzog

Dans cette affaire, l'ex-chef d'État et Maître Herzog sont soupçonnés d'avoir tenté d'obtenir indûment auprès d'un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations sur une décision attendue dans l'affaire Bettencourt, informations couvertes par le secret.

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En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d'intervenir pour que ce magistrat obtienne un poste à Monaco. Au final, l'ex-président n'a pas obtenu gain de cause, ni Gilbert Azibert le poste convoité. Et, à en croire les écoutes, après avoir semblé l'envisager, Nicolas Sarkozy avait expliqué à son avocat avoir renoncé à cette intervention.

Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "corruption active", "trafic d'influence actif" et "recel de violation du secret professionnel". Il avait vivement contesté la décision de le placer en garde à vue, y décelant une "volonté de (l')humilier publiquement". Il avait aussi mis en doute l'objectivité des magistrates.

Les premières écoutes du téléphone de Nicolas Sarkozy avaient été ordonnées dans l'enquête sur les accusations de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne présidentielle de 2007.

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