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Cette photo montre la ferme où travaillait Manon Relandeau, une mère de 31 ans portée disparue avec son bébé, à Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes, le 21 avril 2026.
Crédit : Fred TANNEAU / AFP
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Le principal suspect dans l'affaire de la disparition de Manon Relandeau, 31 ans, a été interpellé le lundi 27 avril en Algérie. Cet homme de 41 ans, compagnon de la victime, a été arrêté par les forces de l'ordre algériennes en compagnie de leur fille Inaya, âgée de 15 mois.
Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international et possède uniquement la nationalité algérienne, ce qui complique fortement la suite de la procédure.
Si, en théorie, la France peut demander son extradition, rien n'oblige l’Algérie à l'accepter. La règle veut en effet que les ressortissants nationaux soient rarement extradés. Dans ce contexte, il est donc très probable qu'il reste dans son pays.
Par ailleurs, si la justice française n'a pas le suspect sous la main, comment envisager la suite ? Le fait que l'Algérie ait exécuté le mandat d'arrêt français constitue déjà un premier signe de coopération. Sur le terrain, les gendarmes français restent en lien avec la police algérienne.
Pour la suite, même sans remise à la France, la justice nantaise peut continuer son travail. Le mandat d'arrêt peut valoir mise en examen et, in fine, le suspect pourrait être jugé en son absence. Autre possibilité, plus rare : la France peut transmettre une dénonciation officielle aux autorités judiciaires algériennes afin qu'il soit jugé sur place.
Manon Relandeau n'a plus donné signe de vie depuis le 27 mars 2026. Cette agricultrice de 31 ans, installée à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), est portée disparue depuis cette date, et une enquête pour enlèvement et meurtre a été ouverte par le parquet de Nantes.
Selon les éléments de l'enquête, son compagnon aurait quitté la France le 2 avril avec leur fille Inaya, âgée de 15 mois, peu après la disparition de la jeune femme.
Deux autres personnes ont été mises en examen pour association de malfaiteurs. Elles sont soupçonnées d'avoir facilité le départ du suspect et de l'enfant depuis l'aéroport de Nantes-Atlantique, sans être impliquées directement dans les faits criminels présumés.
Avant sa disparition, Manon Relandeau n'avait pas porté plainte contre son compagnon, mais avait pris rendez-vous dans une structure d'accompagnement pour femmes victimes de violences à Nantes. Elle ne s'est jamais présentée à ce rendez-vous.
Après l'arrestation du quadragénaire, la mère de Manon Relandeau a exprimé, sur RTL mardi 28 avril, un profond soulagement, tout en restant bouleversée et dans l'attente de réponses. "Maintenant, j'espère que Karim va dire la vérité". Très émue, elle ajoute : "Je ne sais pas si elle est au ciel, je ne sais pas si elle est en détresse... Je n'en peux plus".
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