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Des gendarmes se tiennent derrière un cordon à la ferme où travaillait Manon Relandeau, une mère de 31 ans portée disparue avec son bébé, à Saint-Étienne de Montluc, dans l'ouest de la France, le 21 avril 2026.
Crédit : Fred TANNEAU / AFP
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C'est le dernier rebondissement dans cette affaire. Un mois après la disparition de Manon Relandeau, son conjoint, âgé de 41 ans, a été interpellé, ce lundi 27 avril, en Algérie par les services de police locaux, en compagnie de leur fille de 15 mois.
Selon le procureur de Nantes, Antoine Leroy, "le conjoint de la disparue a été interpellé par les services de police algériens" et "sa fille Inaya était avec lui", sans plus de précisions à ce stade sur les circonstances de cette arrestation.
L'homme avait quitté la France le 2 avril dernier, quelques jours après la disparition de la jeune femme, en prenant un vol au départ de Nantes avec l'enfant. Pour rappel, le parquet a ouvert une enquête pour meurtre et enlèvement depuis le 20 avril.
Une arrestation vécue comme un "soulagement" par la mère de Manon. "Maintenant, j'espère que Karim va dire la vérité, confie-t-elle au micro de RTL ce mardi 28 avril. Je ne sais pas si elle est au ciel, je ne sais pas si elle est en détresse… Je n'en peux plus".
Où est passée Manon Relandeau ? Un mois après sa disparition, son conjoint arrêté en Algérie
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Manon Relandeau, 31 ans, agricultrice en Loire-Atlantique, n'a plus donné signe de vie depuis le 27 mars 2026. Selon les éléments de l'enquête, les investigations "convergent vers l'hypothèse d'un meurtre", d'après le parquet de Nantes.
Son bébé de 15 mois avait également disparu en même temps qu'elle, avant d'être retrouvé avec son père en Algérie. L'affaire a rapidement été qualifiée de disparition inquiétante, avant de prendre une tournure criminelle.
Ce sont des proches de Manon Relandeau qui ont donné l'alerte le 3 avril 2026, inquiets de plus avoir de nouvelles de la jeune femme, ni de sa fille depuis plusieurs jours.
Selon le parquet de Nantes, les premières investigations menées dans la journée du 3 avril ont immédiatement suscité de fortes inquiétudes. Un appel à témoins a ensuite été lancé par les gendarmes pour tenter de recueillir des informations.
L'appel à témoins concernant Manon, disparue le 27 mars dernier en Loire-Atlantique.
Crédit : Capture d'écran gendarmerie nationale
D'importants moyens ont été mobilisés pour tenter de retrouver la jeune femme. Jusqu'à 60 militaires ont été engagés sur le terrain, notamment autour de Saint-Étienne-de-Montluc, où résidait le couple.
Des recherches ont été menées avec des drones, un hélicoptère, des équipes cynophiles, ainsi que la brigade fluviale. Des plongeurs ont également été déployés dans les environs. Une cellule nationale d'enquête, dirigée par la section de recherches de Nantes, a été mise en place.
Autour de Saint-Étienne-de-Montluc, les enquêteurs ont procédé à des constatations autour du domicile du couple et de la ferme exploitée par la jeune femme.
Un ruban "Zone interdite" barrait l'accès à l'exploitation agricole, tandis qu'un scellé a été posé sur la porte de la maison située dans un quartier pavillonnaire. Les lieux ont été examinés dans le cadre de l'enquête.
Cette photo montre la maison de Manon Relandeau, une mère de 31 ans portée disparue, et de son bébé, à Saint-Étienne-de-Montluc, dans l'ouest de la France, le 21 avril 2026.
Crédit : Fred TANNEAU / AFP
Les enquêteurs ont rapidement établi que le conjoint de Manon Relandeau avait quitté le territoire français le 2 avril avec leur fille. Selon le parquet, après son départ, il a "contacté quelques personnes par téléphone", sans plus de précisions.
Des voisins ont indiqué à l'AFP l'avoir vu quitter le domicile en voiture peu avant les premières investigations.
Le conjoint s'est exprimé à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux après la disparition de sa compagne, partageant notamment l'avis de recherche et affirmant son innocence.
Il déclarait notamment sur les réseaux sociaux : "Elle est vivante, Manon, elle est pas morte" et assurait ne pas avoir fui. Dans une vidéo, il affirmait également ne plus avoir de contact avec elle "depuis le 2 avril". Il montrait par ailleurs son passeport et celui de sa fille pour prouver son identité mais aussi attester de leur présence à l'étranger.
D'après Presse Océan et Ouest-France, Manon Relandeau avait pris rendez-vous dans un centre d'accueil pour femmes victimes de violences le 3 avril, rendez-vous auquel elle ne s'est jamais rendue.
Elle n'avait pas déposé plainte, mais avait évoqué auprès de proches un projet de séparation. Sur RTL, ce mardi, la mère de Manon reconnaît qu'elle avait des "doutes" sur leur relation. "Quand on allait voir Manon, Karim n'était jamais là. C'est vrai que, depuis quelques mois, Manon exprimait une alerte que ça ne se passait pas très bien avec Karim"
Selon elle, Manon Relandeau voulait "préparer un dossier contre lui pour le mettre dehors". Une démarche qui n'aurait pas échappé au conjoint de la jeune agricultrice.
Toujours selon Presse Océan et Ouest-France, son conjoint avait été condamné en 2019 à Nantes pour des violences conjugales sur une ancienne compagne. "Elle me l'avait dit : 'Maman, il me prend mon téléphone, il ne faut pas m'appeler, j'ai peur'", ajoute la mère de l'agricultrice sur RTL.
Selon une source proche du dossier citée par Presse Océan, certains proches de la jeune femme ont reçu un SMS de sa part le 28 mars, dans lequel elle annonçait partir en formation pour trois semaines. Cependant, l'enquête a établi qu'elle n'avait plus donné signe de vie depuis la veille, le 27 mars.
Un message jugé "incohérant" par sa mère. "Elle n'aurait jamais parlé comme ça. Ce ne sont pas ses mots", poursuit-elle sur RTL.
D'autres messages, jugés suspects en raison de leur syntaxe inhabituelle, ont également été envoyés par la suite, laissant planer le doute sur leur authenticité.
Dans le cadre de l'enquête, deux personnes ont été mises en examen les 22 et 23 avril pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime" et "modification des lieux d'un crime", selon le procureur de Nantes, Antoine Leroy.
Elles ont été placées en détention provisoire. Leur rôle exact dans cette affaire reste à préciser.
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