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Corruption de mineur : deux ans de prison avec sursis requis contre Jean-Luc Lahaye

Le chanteur était jugé lundi pour corruption de mineur de moins de 15 ans et détention d'images pornographiques de mineur.

Jean-Luc Lahaye à son arrivée au tribunal correctionnel de Paris le 23 mars 2015.
Jean-Luc Lahaye à son arrivée au tribunal correctionnel de Paris le 23 mars 2015.
Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Jugé ce lundi 23 mars par le tribunal correctionnel de Paris pour corruption de mineur de moins de quinze ans, le chanteur Jean-Luc Lahaye risque jusqu'à deux ans de prison avec sursis, comme l'a demandé le parquet.  La procureure a retenu à l'encontre de l'interprète de "Papa chanteur", les charges de corruption de mineur de moins de quinze ans et détention d'images pornographiques de mineur de moins de quinze ans, mais a demandé la relaxe concernant les faits de proposition sexuelle à mineur de moins de 15 ans. Le tribunal rendra sa décision le 18 mai.

Déjà condamné début 2007 à 10.000 euros d'amende pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de moins de 15 ans, le chanteur en vogue dans les années 1980 était cette fois poursuivi pour avoir demandé à une jeune fille de s'adonner à des jeux sexuels par webcam interposée. Arrêté en février et placé sous contrôle judiciaire, Jean-Luc Lahaye, aujourd'hui âgé de 62 ans, nie ces faits remontant à 2013, expliquant n'avoir "jamais eu d'addiction ni d'attirance pour les mineurs".

"Une haine à l'égard de Jean-Luc Lahaye"

"Elle ne lui a jamais caché son âge, c'est lui qui aurait dû être un peu plus regardant", a déclaré Me Thomas Desrousseaux, avocat de la partie civile, avant l'ouverture du procès. Les parents de la jeune fille, qui avait 14 ans et demi au moment des faits, n'ayant pas souhaité porter plainte, "elle est représentée par une administratrice ad hoc", a-t-il également précisé.

Le conseil du chanteur, Me Jean-Philippe Touati, a estimé, lui, qu'il ne s'agissait que d'une "relation sexuelle virtuelle" et a dénoncé une certaine "haine à l'égard de Jean-Luc Lahaye". Plusieurs associations de défense des enfants, comme "Innocence en danger", "Fondation pour l'enfance" ou encore "La voix de l'enfant", se sont constituées partie civile.

Enfant abandonné et élevé par la DDASS, l'auteur et interprète de "Femme que j'aime"
avait raconté son parcours dans un livre à succès intitulé "Cent Familles". Il avait repris ces dernières années le chemin de la scène, multipliant les tournées avec des chanteurs à succès qui interprètent leurs tubes des années 80.

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