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Comment sont surveillés les détenus radicalisés quand ils sortent de prison ?

ÉCLAIRAGE - Le projet d'attentat déjoué ces derniers jours pose la question de la surveillance des détenus radicalisés, surtout une fois qu'ils sont sortis de prison.

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Comment sont surveillés les détenus radicalisés quand ils sortent de prison ? Crédit Image : Jean-Francois MONIER / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Cindy Hubert édité par Esther Serrajordia

Un projet d'attentat a été déjoué ces derniers jours. Trois hommes envisageaient des actions violentes contre le personnel de la prison et contre des sites institutionnels, une fois qu'ils seraient hors de prison. 

Ils ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroristes. Deux d'entre eux étaient en prison, l'un venait de Syrie et l'autre était converti. Mais comment sont surveillés ces détenus radicalisés quand ils sortent de prison ? 

Ces sorties sont en fait anticipées en amont. Pendant toute la détention, le renseignement pénitentiaire a eu le temps d'amasser un certain nombre d'informations sur le détenu. Tout est retranscrit dans un rapport extrêmement complet, prêt à être transmis au service qui prendra la suite. 

Car plusieurs mois avant que le détenu ne mette un pied dehors, son profil est évoqué dans ce qui est appelée une "réunion GED". Ces réunions sont dirigées par le préfet et ont lieu très régulièrement, une fois par semaine dans certains départements. Autour de la table se trouvent le préfet, les renseignements, la police, la gendarmerie, le parquet et l'administration pénitentiaire. Ils croisent tous leurs informations et c'est ainsi que l'on attribue telle ou telle cible à la DGSI ou au renseignement territorial en fonction de sa dangerosité supposée

Éviter les sorties sèches

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Côté justice, la politique pénale actuelle tend de plus en plus à éviter les sorties sèches sans aucun suivi judiciaire. 

Ces sorties de prison qui inquiètent les pouvoirs publics seront nombreuses dans les prochains mois. Quasiment 1.000 détenus sont repérés comme radicalisés et 500 de plus sont prévenus ou condamnés pour terrorisme. Près de 65% d'entre eux pourrait être libre d'ici 2020. Un flux massif, avec un risque majeur selon François Molins, l'ancien procureur de la République de Paris : celui de voir sortir des personnes loin d'être repenties, voir endurcies par la prison

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