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"Comme un signal" : un animateur condamné à 18 mois de prison avec sursis, une première dans le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire

Un animateur périscolaire a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles commises sur une enfant dans un centre de loisirs entre 2023 et 2025.

Une salle d'audience d'un tribunal (illustration)

Crédit : Thomas COEX / AFP

Violences sexuelles dans le périscolaire : un animateur condamné à 18 mois de prison avec sursis

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Antoine Gallenne & AFP - édité par Laurène Rocheteau

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Pour la première fois depuis le début du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire, un animateur a été condamné vendredi 10 juillet pour des agressions sexuelles sur un enfant dont il avait la charge. L'animateur a écopé de 18 mois de prison avec sursis pour des faits commis dans un centre de loisirs à Paris entre octobre 2023 et juillet 2025, sur une petite fille qui avait alors entre 3 et 5 ans. 

La petite fille avait dénoncé des attouchements au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses, qui ont duré jusqu'à ce qu'elle se plaignent auprès de ses parents. L'avocat de la famille, Charles Héran, s'est réjoui de cette condamnation qui intervient seulement quelques jours après la relaxe de deux autres animateurs parisiens.

"On est content que la parole de cet enfant ait été entendue. C'est une décision qui change les deux premières et qui est donc extrêmement encourageante pour la suite. On relève aussi que le président a souligné la façon dont la parole de cet enfant a été recueillie par ses parents, par les professionnels adaptés", a-t-il déclaré.

Un signal "positif" pour l'écoute de la parole de l'enfant

Le tribunal correctionnel de Paris a en effet relevé "la cohérence" et la constance de la parole de la petite fille, l'opposant aux "déclarations évolutives" de l'animateur âgé de 25 ans. Autre élément qui a pesé dans sa condamnation : des photographies retrouvées dans son portable, qui montraient qu'il "y avait des contacts physiques" avec les enfants, alors même qu'il savait que c'était interdit. 

À écouter aussi

L'animateur, qui a fait appel de la décision et conteste toujours fermement les accusations selon son avocat, a été interdit d'exercer une activité entraînant un contact avec des mineurs. 

Pour le collectif SOS Périscolaire, cette condamnation montre qu'il est possible de prononcer un jugement sur la base de la parole d'un enfant. Mais pour Anne, porte-parole du collectif, l'enfant doit être encore plus écouté. Évidemment que c'est positif comme signal. Néanmoins, le tribunal a dit que la parole de l'enfant n'a pas été travestie par quiconque. Ça veut dire qu'on en est encore à systématiquement mettre en doute la parole de l'enfant et chercher, si par hasard, il n'y aurait pas des facteurs pour la décrédibiliser", déclare-t-elle. 

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