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Périscolaire à Paris : 132 animateurs suspendus depuis le début de l'année, dont 52 pour violences sexuelles ou sexistes présumées

Le maire de Paris a annoncé que 52 animateurs ont été suspendus dans la capitale pour "suspicion de violences sexuelles ou sexistes" depuis le début de l'année alors que la capitale est secouée par un scandale d'agressions dans le périscolaire.

Emmanuel Grégoire à Paris, le 22 mars 2026

Crédit : Kenzo TRIBOUILLARD / AFP

AFP - édité par Marine Langlois

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La ville de Paris, secouée par un scandale d'agressions dans le périscolaire, a suspendu 132 animateurs depuis le 1er janvier, dont 52 pour "suspicion de violences sexuelles ou sexistes", a annoncé mardi le nouveau maire Emmanuel Grégoire, qui a lancé une commission d'enquête indépendante sur le sujet.

"À date, le nombre de suspensions s'élève à 132 depuis le 1er janvier, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Ces suspensions font systématiquement l'objet de l'arsenal de déclenchement d'enquêtes administratives, de saisines du parquet", a souligné le nouveau maire PS de Paris, en marge de la visite d'une école du 17e arrondissement, dans le nord-ouest parisien. 

Une "tolérance zéro" à Paris

Emmanuel Grégoire a par ailleurs annoncé le lancement d'une "commission d'enquête indépendante", confiée à l'ancien juge des enfants Antoine Garapon, qui aura "carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu'il s'est passé". 

"C'est un garant de compétence, d'indépendance et d'autorité morale", s'est félicité Emmanuel Grégoire, expliquant que le périmètre de la commission correspond au périscolaire des écoles parisiennes.  "Je veux comprendre ce qui peut encore défaillir dans l'organisation actuelle et tirer l'enseignement de tout ce qui s'est passé", a-t-il ajouté. 

Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat, a annoncé en avril un plan d'action à 20 millions d'euros, qui promet une "tolérance zéro" en cas de suspicion, un audit "indépendant" et des mesures pour rendre moins précaire la filière de l'animation. Une "convention citoyenne sur la protection et les temps de l'enfant" doit en outre remettre ses conclusions fin juin. 

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