2 min de lecture Terrorisme

Bonbonnes de gaz : Ornella G. mise en examen et écrouée

Fichée "S" pour des velléités de départ en Syrie, elle avait été interpellée mardi avec son compagnon dans le sud de la France.

L'intérieur du Palais de justice de Paris en 2013 (illustration)
L'intérieur du Palais de justice de Paris en 2013 (illustration) Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud
et AFP

Ornella G., dont les empreintes ont été retrouvées dans la voiture abandonnée en plein Paris remplie de bonbonnes de gaz, a été déférée samedi 10 septembre au tribunal à Paris, et mise en examen par des juges antiterroristes pour "association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste criminelle" et "tentative d'assassinats en bande organisée". La jeune femme a été placée en détention provisoire a annoncé le parquet de Paris. Fichée "S" pour des velléités de départ en Syrie, elle avait été interpellée mardi avec son compagnon dans le sud de la France. La garde à vue de ce dernier a été levée, a précisé le parquet.

Les empreintes d'Ornella G., 29 ans, ont été retrouvées sur la ceinture de sécurité et l'une des poignées du véhicule, une 607 Peugeot, avait détaillé vendredi le procureur de la République de Paris, François Molins.  Pour les enquêteurs, cette voiture piégée devait servir à un attentat qui a avorté pour des raisons qui restent à confirmer. Selon le récit d'Ornella G. rapporté par une source proche de l'enquête, "après une tentative infructueuse" pour mettre le feu au véhicule, "les jeunes femmes ont fui à la vue d'un homme qu'elles ont pris pour un policier en civil". Mais ses déclarations "ont varié au cours de son audition", note cette source.

Avec Ornella G. se trouvait la fille du propriétaire de la Peugeot 607, Inès Madani, 19 ans, également fichée "S" pour avoir elle aussi voulu rejoindre la Syrie et qui a prêté allégeance au groupe jihadiste État islamique. Les enquêteurs cherchent à savoir si une troisième femme était présente: Sarah H., 23 ans, qui semble au cœur de connexions multiples avec d'autres jihadistes français. Inès Madani, Sarah H. et son compagnon, Mohammed Lamine A., ainsi qu'une troisième femme, Amel S., 39 ans, ont été interpellées jeudi 8 septembre au soir. Vendredi, la fille d'Amel S. a également été placée en garde à vue. Le commando, entré en contact via la messagerie privée Telegram, avait évoqué des cibles pour un nouvel attentat, selon des sources proches de l'enquête : des gares de l'Essonne et de Paris, mais aussi des policiers. Elles envisageaient aussi de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments, précise une de ces sources. 

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