2 min de lecture Terrorisme

Bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris : les trois suspectes mises en examen et écrouées

Les trois jeunes femmes arrêtées jeudi 8 septembre dans l'Essonne ont été mises en examen et écrouées, a annoncé le parquet de Paris, lundi 12 septembre.

Un important dispositif de sécurité a été mis en place à Boussy-Saint-Antoine jeudi 8 septembre 2016
Un important dispositif de sécurité a été mis en place à Boussy-Saint-Antoine jeudi 8 septembre 2016 Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut
et AFP

Les trois femmes soupçonnées d'avoir voulu commettre un attentat à la voiture piégée près de la Cathédrale Notre-Dame de Paris ont été mises en examen, lundi 12 septembre, notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, et écrouées, a annoncé le parquet de Paris. Inès Madani, 19 ans et Sarah Hervouët, 23 ans, ont également été mises en examen du chef de tentative d'assassinat sur une personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste. Amel Sakaou, âgée de 39 ans, a été mise en examen pour complicité de ce crime. Mohamed Lamine Aberouz, le compagnon de Sarah Hervouët, a quant à lui été mis en examen pour non-dénonciation d'un crime terroriste. 

Les quatre personnes ont toutes été incarcérées. Cependant, Inès Madani a sollicité un délai pour préparer sa défense dans le cadre d'un débat différé sur sa détention provisoire. Ces mises en examen interviennent alors que les trois jeunes femmes avaient été interpellées jeudi 8 septembre dans le département de l'Essonne. Pour les enquêteurs, ces dernières comptaient repasser à l'action. 

Un adolescent de 15 ans mis en examen

Ce commando de femmes, dont les deux plus jeunes étaient connues des services de police pour leur radicalisation, avait évoqué des gares de l'Essonne et de la capitale, ainsi que des policiers comme cibles potentielles. Elles envisageaient  de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments, selon des sources proches de l'enquête. Peu de temps avant son interpellation, Sarah Hervouët avait attaqué l'un des policiers avec un couteau, le blessant à l'épaule. Dans la foulée, Inès Madani s'était lancée sur un autre fonctionnaire, elle aussi armée d'un couteau, avant d'être blessée par le policier. 

Également suspecté de vouloir passer à l'acte, un adolescent radicalisé de 15 ans, arrêté samedi dans le 12e arrondissement de Paris, a lui aussi été mis en examen lundi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle dans une enquête distincte, et a été écroué. Un nom ressort de ces deux dossiers : celui du jihadiste Rachid Kassim. Ce Français de 29 ans nouait des contacts via Internet avec le commando de femmes et avec le mineur. Il est soupçonné de téléguider depuis la zone syro-irakienne ses émules via la messagerie cryptée Telegram.

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