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Bébé mort à Angers : un taux "anormal" de toxine céréulide retrouvé dans le lait infantile consommé

Un nourrisson, ayant consommé du lait infantile rappelé par Nestlé, est mort à Angers le 23 décembre dernier. Selon les avocats de la famille, un taux élevé de toxine céréulide a été retrouvé dans une boîte de lait de la marque Guigoz, sans que le lien avec le décès soit établi.

Boites de lait infantile en poudre pour nourrissons et jeunes enfants Guigoz et Nidal produites par Nestle, dans un rayon d'un supermarché Leclerc, à Auch, le 21 janvier 2026.

Crédit : Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP & Juliette Vignaud

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Une dose trop élevée de de céréulide a été détectée dans une boîte de lait de la marque Guigoz, après la mort suspecte d'un nourrisson fin décembre à Angers. L'annonce a été faite par les avocats de la famille à l'Agence-France-Presse ce vendredi 6 mars. Le lien avec le décès n'a néanmoins pas été établi.

Selon un communiqué des avocats, le nourrisson avait consommé ce lait infantile Guigoz "dans les heures précédant son décès brutal". "Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort", précisent les avocats Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, confirmant une information du Courrier de l'Ouest

La céréulide a également été identifiée chez un bébé ayant été hospitalisé en France, après consommation d'un lait rappelé, et constitue un indice potentiel allant dans le sens d'une intoxication. La céréulide est une substance d'origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements. Cette toxine est à l'origine d'une campagne massive de rappel de laits infantiles à travers le monde. 

L'affaire des laits infantiles a débuté en décembre, avec d'abord le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né. Depuis, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs de ce marché en pleine croissance. 

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