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Attentat en Isère : "On ne peut pas surveiller physiquement des milliers d'individus", dit le député Sébastien Pietrasanta

REPLAY / INVITÉ RTL - Après l'attaque de l'usine Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, le député socialiste rappelle qu'il ne faut pas "rentrer dans la psychose et donner raison aux terroristes".

Le député socialiste des Hauts-de-Seine, Sébastien Pietrasanta
Le député socialiste des Hauts-de-Seine, Sébastien Pietrasanta
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Attentat en Isère : "On ne peut pas surveiller physiquement des milliers d'individus", dit le député Sébastien Pietrasanta
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Marie-Pierre Haddad

Yassin Silha est soupçonné d'être l'auteur de l'attentat perpétré vendredi 26 juin, au sein de l'usine Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Selon les premiers éléments de l'enquête, le suspect était "en lien avec la mouvance salafiste". Originaire du Doubs, il est père de trois enfants. Sébastien Pietrasanta, député socialiste des Hauts-de-Seine et ancien rapporteur du projet de loi antiterroriste, se dit à la fois "pessimiste mais combatif" concernant la problématique du terrorisme.

"On est face à un problème de sécurité mais aussi de société. Quand on a 1.800 Français qui sont impactés par les filières syriennes et irakiennes et qui veulent partir faire le jihad, c'est un problème de société. On a eu une réponse en matière de sécurité avec la loi sur le renseignement, des moyens humains et financiers qui ont été renforcés après les attentats de janvier et la loi sur le terrorisme", rappelle-t-il.

Lorsque l'on a des idées radicales ou que l'on est radical, ce n'est pas répréhensible par la loi. Ce qui l'est, c'est l'apologie du terrorisme

Sébastien Pietrasanta, député socialiste des Hauts-de-Seine

Le suspect de l'attentat en Isère a été fiché en 2006 pour radicalisation. Le service du contre-espionnage français lui reprochait notamment le maniement d'armes et d'explosifs ainsi que la volonté de se déplacer dans des pays sensibles. Il avait été repéré dès les années 2005-2006 car il fréquentait un groupe de l'islam radical

Selon Sébastien Pietrasanta, "il faut avoir l'honnêteté de dire que l'on ne peut pas surveiller physiquement des milliers d'individus sur notre territoire. Il faut entre 15 et 25 hommes en fonction de la situation pour surveiller un individu. C'est impossible". Le député socialiste estime qu'il "hiérarchiser" et "prioriser". Il rappelle qu'une fiche S est "renouvelable chaque année. Elle ne veut dire qu'un individu est surveillé 24 heures sur 24, mais de savoir lorsqu'il se déplace où il est, pourquoi et avec qui. Lorsque l'on a des idées radicales ou que l'on est radical, ce n'est pas répréhensible par la loi. Ce qui l'est, c'est l'apologie du terrorisme".

Attaquer l'État islamique

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"Je n'ai aucune hésitation à expulser des prêcheurs de haine et fermer des mosquées salafistes, mais cela va encore plus loin. Ce sont des milliers et des milliers de personnes concernées. On ne peut pas être dans l'incantation et la surenchère systématique. On a un arsenal judiciaire et policier Il faut avoir du sang froid et cette fermeté nécessaire et indispensable. Il ne faut pas rentrer dans la psychose et donner raison aux terroristes", prévient-il.

Un attentat en Tunisie, à Sousse a aussi eu lieu. Un étudiant a tué 38 personnes devant un hôtel. Le député socialiste estime qu'il faut "aider la Tunisie et renforcer la coopération internationale. Il faut d'avantage frappé en Irak et en Syrie, l'État islamique. Il faut mettre les moyens, peut être humain, financier, et militaire".

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