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Ariège : un gendarme tué par un automobiliste lors d'un contrôle

Le drame s'est produit samedi 26 novembre, au soir. Les forces de l'ordre privilégient la thèse d'un "acte délibéré".

Un gendarme (illustration)
Un gendarme (illustration)
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Ariège : un gendarme tué par un automobiliste lors d'un contrôle
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Julien Absalon & Patrick Tejero

C'était un contrôle routier tout à fait banal qui a viré au drame. Un gendarme est mort après avoir été fauché dans la soirée de samedi 26 novembre par un automobiliste entre Tarascon-sur-Ariège et Ussat. Grièvement blessé et transporté à l'hôpital de Toulouse, l'agent est décédé dans la matinée de dimanche, selon les informations communiquées par la procureure de la République.

À l'origine, le gendarme procédait à une opération de sécurisation car une voiture avait pris feu à Ussat. C'est alors que le véhicule du chauffard fait demi-tour. Le major de gendarmerie, avec son collègue, se lance à sa poursuite en demandant des renforts. Le fuyard est très vite pris en tenaille, mais tente un nouveau demi-tour. Il tente alors de contourner la voiture des forces de l'ordre placée en travers de la route puis fonce délibérément sur le gendarme. Son collègue, avec sang-froid, met en joue le conducteur qui s'arrête enfin. Aucun coup de feu n'a ainsi été tiré.

L'automobiliste connu des services de police

Le gendarme tué, Christian Rusig, avait 55 ans et était père de deux enfants. Dans un message publié sur Twitter, la gendarmerie nationale a fait part de sa "vive émotion". La police nationale a de son côté apporté son "soutien".

L'automobiliste est un repris de justice d'une trentaine d'années, connu pour des délits plutôt mineurs. Il était interdit de séjour dans l'Ariège et roulait sans permis de conduire. Immédiatement interpellé et placé en garde à vue, il devrait être sans doute mis en examen pour homicide volontaire. Les enquêteurs privilégient en effet la thèse d'un "acte délibéré".

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Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait part dans un communiqué "de sa très grande tristesse". "Cet acte odieux rappelle que chaque jour, les gendarmes, comme les policiers, exposent leur vie pour protéger celle des autres. Ils méritent à cet égard le respect et la gratitude de tous nos concitoyens", a-t-il rappelé. 

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