2 min de lecture Gendarmerie

Ariège : un chauffard condamné à la perpétuité pour avoir renversé un gendarme

Loïc Gekiere, un délinquant multirécidiviste, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité après la mort d'un major de gendarmerie qu'il avait renversé lors d'un contrôle routier en Ariège en 2016.

Un gendarme (illustration)
Un gendarme (illustration) Crédit : MYCHELE DANIAU / AFP
Simon Dujardin
Simon Dujardin et AFP

Le 26 novembre 2016, le major de gendarmerie Christian Rusig, âgé de 55 ans et à un mois de la retraite, a perdu la vie. Il a été fauché lors d'un contrôle routier par Loïc Gekiere, un délinquant multirécidiviste de 33 ans, alors que ce dernier tentait de fuir les forces de l'ordre.

Vendredi 10 mai M. Gekiere a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il a été reconnu coupable "d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, et avec pour objet de favoriser sa fuite", deux circonstances aggravantes retenues par les jurés de la cour d'assises de l'Ariège.

L'homme a aussi été condamné à une période de sûreté de 20 ans (aucune semi-liberté ni liberté conditionnelle), un suivi socio-judiciaire de cinq ans au moment de sa libération, ainsi qu'une privation de 10 ans de ses droits civiques. Après le verdict, son avocate, Me Meriem Mendil, n'était pas en mesure d'affirmer si son client allait faire appel. Pour Laurent De Caunes, l'avocat de la partie civile, la décision des jurés est juste. "C'est dans l'ordre des choses. Une décision rare à la mesure de la gravité des faits"

Un multirécidiviste

Lors du drame, M. Gekiere avait tenté d'échapper à un contrôle routier car il roulait sans permis de conduire, mais surtout parce qu'il encourait la prison pour récidive de violation d'une interdiction de séjour en Ariège. Avant cela, il avait déjà été condamné à 27 reprises pour des vols, des violences aggravées, des menaces de mort envers les forces de l'ordre et avait déjà cumulé 12 ans de prison.

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"Il ne faut pas croire que je suis quelqu'un de dangereux. Oui je monte vite dans les tons, mais ce fameux soir, je voulais juste prendre la fuite car j'en ai marre d'être loin de ma famille", a déclaré l'accusé pendant le procès en lisant un bout de papier gribouillé à la main. "Je vous jure sur ma vie et celle de ma famille que je n'ai pas vu le major Rusig", a répété Loïc Gekiere vendredi. La veille, son avocate, Me Meriem Mendil, a plaidé son acquittement, faisant valoir la cause accidentelle. "L'enquête a montré qu'il n'y avait aucune trace de choc sur le devant du véhicule, ni sur les jambes ou le bassin" du gendarme, a-t-elle affirmé, émettant l'hypothèse qu'à ce moment-là le major Rusig ait fait une chute en sortant de sa voiture, qu'il ait été à terre et que Loïc Gekiere ne l'ait pas vu. Une plaidoirie qui n'a pas convaincu.

Son ex-compagne, présente dans le véhicule au moment des faits a été acquittée. Elle comparaissait pour "complicité de conduite sans permis de conduire et circulation d'un véhicule sans assurance". 

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