1 min de lecture Faits divers

Ardennes : trois mineurs en garde à vue après une agression diffusée sur internet

Des jeunes adolescents s'en sont pris à un jeune adulte placé sous tutelle, à Charleville-Mézières, jeudi 2 janvier et ont diffusé la scène sur les réseaux sociaux. Ils ont été placés en garde à vue.

L'entrée de la ville de Charleville-Mézières
L'entrée de la ville de Charleville-Mézières Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
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Nicolas Scheffer et AFP

Trois mineurs ont été placés en garde à vue ce vendredi 3 janvier après l'agression d'un jeune homme à Charleville-Mézières (Ardennes), filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

La veille, aux alentours de 18 heures, dans une rue du centre-ville, un groupe de cinq jeunes s'en est pris à la victime, âgée d'une vingtaine d'années et placée sous tutelle en raison d'une fragilité psychologique.

"Deux d'entre eux l'ont frappé tandis qu'un troisième filmait la scène", a expliqué le procureur de la République de Charleville-Mézières. La vidéo a été largement diffusée sur les réseaux sociaux et rapidement signalée à la Plateforme d'harmonisation, d'analyse, de recoupement et d'orientation des signalements (Pharos).

La victime, qui a porté plainte au commissariat, a subi un choc traumatique et psychologique et s'est vu prescrire deux jours d'interruption totale de travail (ITT). 

Les agresseurs ont entre 13 et 16 ans

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Les cinq jeunes ont été interpellés dans le cadre d'une enquête de flagrance, reconnus, notamment grâce à des caméras de surveillance. Trois d'entre eux, âgés de 13 à 16 ans et inconnus de la justice, ont été placés en garde à vue. Ils étaient toujours auditionnés ce vendredi soir. "Ils ont reconnu leur participation aux faits", a précisé le procureur, jugeant cet acte "ignominieux", "d'autant plus que la diffusion très large par Twitter a encore plus fragilisé la victime".

Ils seront présentés à un juge dans le weekend en vue d'une mise en examen pour "violences volontaires commises en réunion sur personne vulnérable" et d'un placement sous contrôle judiciaire. La loi ne permet pas leur placement en détention provisoire, mais ils encourent à terme jusqu'à deux ans et demi et trois ans et demi de prison.

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