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Ahmed, victime collatérale de l'assaut à Saint-Denis, sans-papiers, pourra rester en France

Mardi 24 novembre, la préfecture des Hauts-de-Seine "a procédé au retrait des arrêtés" stipulant l'expulsion d'Ahmed, sans-papiers blessé par balle pendant l'assaut du RAID.

Blessé pendant l'assaut de Saint-Denis, Ahmed, sans-papier égyptien, pourra finalement rester en France.
Blessé pendant l'assaut de Saint-Denis, Ahmed, sans-papier égyptien, pourra finalement rester en France.
Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin

Victime collatérale de l'assaut de Saint-Denis, Ahmed peut finalement rester en France. La préfecture des Hauts-de-Seine, qui lui avait infligé une obligation de quitter le territoire français (OQTF) après l'assaut de Saint-Denis donné dans la nuit du 17 au 18 novembre, est revenue sur sa décision. "Le retrait des arrêtés est en cours de notification", mentionne une source de la préfecture des Hauts-de-Seine.
En quelques jours, le quotidien de ce sans-papiers égyptien de 63 ans a pris une bien mauvaise tournure. Voisin de palier d'Abaaoud et ses complices, à Saint-Denis, Ahmed a été blessé par balle lors de l'opération du RAID contre les terroristes. L'assaut n'a pas épargné la petite chambre voisine qu'il louait au noir, 300 euros par mois, à un propriétaire véreux. Du bruit des "armes automatiques" à la fumée envahissante des grenades, jusqu'à sa porte de frigo qui vole en éclats, il a tout gardé en mémoire.

Son avocat condamne "l'expulsion automatique"

Blessé par balle au bras gauche, Ahmed a été soigné à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le XIIIe arrondissement de Paris. Mais voilà que tout juste rétabli, son bras largement plâtré, le sexagénaire a été placé en garde à vue. Au cours de celle-ci, il a été interrogé sur ses voisins et libéré vendredi 20 novembre au soir, sans charges retenues à son égard. Seulement, à l'issue de sa garde à vue, Ahmed s'est vu notifier un avis d'expulsion du territoire français. 

“Aujourd’hui, il a plus besoin d’un élan de solidarité qu’une forme d’individualisation de chaque cas et d’une expulsion automatique simplement pour appliquer la règle, sans chercher plus loin. Il y a urgence à le soutenir car il n’a plus un seul vêtement, il n’a pas de logement, il n’a rien”, avait alors réagi son avocat, Me Karim Morand-Lahouazi. Ce dernier avait affirmé son intention d’introduire un référé-suspension contre la décision d'expulsion visant son client.

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