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Affaire Troadec : l'enquête "atroce" racontée par un policier

Dans les colonnes de "Ouest France", un enquêteur dépeint Hubert Caouissin, principal suspect du quadruple meurtre des Troadec, comme bavard mais dénué de toute émotion.

Le domicile de la famille Troadec, à Orvault près de Nantes
Le domicile de la famille Troadec, à Orvault près de Nantes
Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut

Ce samedi 4 mars, cela fait près de trois semaines que la famille Troadec s'est volatilisée. Dans leur pavillon d'Orvault, une petite commune qui jouxte Nantes, en Loire Atlantique, le temps semble s'être arrêté. Le sort de Pascal Troadec, sa femme Brigitte et leurs deux enfants Sébastien et Charlotte tient la France en émoi. Après avoir soupçonné Sébastien, le fils aîné de 21 ans qui a fait part de son animosité vis-à-vis de son père sur les réseaux sociaux, les policiers s'intéressent à Hubert Caoussin, l'énigmatique beau-frère de Pascal. Dans les colonnes de Ouest France, un enquêteur livre un récit glaçant de sa garde à vue.

Dès potron minet, un dispositif policier se positionne sur un parking situé à proximité du domicile de Hubert et Lydie Troadec, dans le Finistère. Le couple, qui a déjà été interrogé près de 22 heures la semaine précédente, est interpellé à 6 heures du matin et placé en garde à vue à Brest. Hubert Caoussin demande aussitôt à être assisté par un avocat. "En attendant, on lui parle de la pluie et du beau temps, des travaux qu'il a fait dans sa maison... On est assisté par un psychologue", se souvient le policier. Ce n'est que vers 13 heures que l'audition peut réellement commencer.

Il me dit qu’il ne se reconnaît pas dans ce qu’il a fait

L'enquêteur

Le suspect numéro un se met à table rapidement. "Surexité", mais dénué d'"émotion", "il ne va pas s'arrêter de parler". Le lendemain, à l'aube, un convoi fait route vers la modeste maison du couple. Sur place, le quinquagénaire "nous fait un plan qui nous indique où nous devons chercher les victimes, dispersées dans les roncières. C'était atroce", témoigne l'enquêteur dans le quotidien régional.

Le lundi 6 mars, après deux jours passés en garde à vue, la police nantaise réclame le transfèrement du couple. Une demande accordée par leurs collègues brestois, qui s'affairent à organiser le trajet. "Dans la voiture, je parle un peu avec Hubert Caoussin. Il me dit qu'il ne se reconnaît pas dans ce qu'il a fait, mais je ne ressens aucune émotion chez lui", se souvient le policier. Quatre jours plus tard, des fragments de quatre corps humains et des bijoux appartenant à la famille seront retrouvés à Pont-de-Buis-lès-Quimerch, dans la ferme appartenant au suspect.

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