2 min de lecture Justice

Affaire Tarnac : le parquet fait appel de l'abandon de la qualification "terroriste"

Le juge d'instruction avait décidé du renvoi en correctionnelle de 8 militants libertaires, sans finalement retenir la qualification "terroriste".

Des policiers à l'entrée de la commune de Tarnac, le 11 Novembre 2008
Des policiers à l'entrée de la commune de Tarnac, le 11 Novembre 2008 Crédit : THIERRY ZOCCOLAN / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le parquet de Paris a annoncé lundi 10 août qu'il faisait appel, dans le dossier Tarnac, de l'ordonnance du juge d'instruction qui a décidé de renvoyer en correctionnelle huit militants libertaires, dont Julien Coupat, mais a abandonné la qualification "terroriste". Le Parquet disposait de cinq jours pour faire appel de cette ordonnance. Un des avocats de la défense avait salué la décision de la juge Jeanne Duyé, déplorant que des moyens avaient été employés pour "faire croire à un groupement terroriste, alors qu'il n'a jamais existé"

Le ministère public demandait lui que la circonstance aggravante d'"entreprise terroriste" soit retenue à l'encontre de trois militants, dont Julien Coupat et sa compagne, Yildune Lévy. Le dossier des huit membres du groupe Tarnac, soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, va être examiné par la chambre de l'instruction.

Un sabotage devenu affaire politique

L'affaire avait à l'époque provoqué une vive polémique. Le gouvernement et la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avaient été accusés de l'instrumentaliser en insistant sur son caractère terroriste. Julien Coupat, 41 ans, et Yildune Lévy, 31 ans, ont reconnu leur présence dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne) aux abords de la voie ferrée où passe le TGV Est, mais ont toujours nié avoir participé à la pose d'un fer à béton, retrouvé plus tard sur la caténaire. Tordu en forme de crochet, il avait causé d'importants dégâts matériels au premier TGV du matin, et fortement perturbé le trafic.

Outre les faits de Dhuisy, le parquet imputait à Julien Coupat, qui a effectué un peu plus de six mois de détention provisoire jusqu'en mai 2009, une participation à un autre sabotage du TGV Est, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2008 à Vigny (Moselle). La juge d'instruction a rendu un non-lieu dans ce volet de l'affaire, mais le parquet a fait appel.

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