2 min de lecture Faits divers

Affaire Grégory : Marie-Ange Laroche affirme n'avoir "jamais frappé Murielle"

La sœur de Murielle Bolle a également décidé d'écrire au président de la République pour attirer l'attention sur les incohérences du dossier.

Me Gerard Welzer et Marie-Ange Laroche le 2 novembre 2014.
Me Gerard Welzer et Marie-Ange Laroche le 2 novembre 2014.
Valentine De Brye
et AFP

Elle a décidé de donner sa version des faits. Marie-Ange Laroche, sœur de Murielle Bolle, actuellement mise en examen pour l'enlèvement de Grégory Villemin, est revenue sur les dires de sa cadette. Celle qui se dit "bouleversée" par les rebondissements dans l'enquête sur la mort du petit garçon en 1984 a assuré "n'avoir jamais frappé" sa sœur pour que cette dernière change son témoignage contre Bernard Laroche, son mari.

Le 17 juin dernier, le cousin de Murielle Bolle avait semé le trouble en assurant aux enquêteurs que le soir de l'arrestation de Bernard Laroche le 5 novembre 1984, Murielle, alors âgée de 15 ans avait subi des violences dont "une raclée" de la part de la famille Laroche. Marie-Ange Laroche revient sur les faits lors d'un entretien accordé à l'AFP et à l'Est Républicain: "Ce soir-là, j'ai saisi Murielle par les épaules, mais je ne l'ai pas frappée. C'est faux, je suis formelle".

Je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher

Marie-Ange Laroche
Partager la citation

Par ailleurs, elle précise ne plus avoir eu de nouvelles de sa cadette depuis cette époque. "Les gendarmes peuvent venir m'entendre, je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher",a-t-elle ajouté. 

Murielle Bolle, alors adolescente avait livré au juge d'instruction un témoignage accablant sur son beau-frère Bernard Laroche. Elle avait déclaré que le 16 octobre 1984, le jour de la mort de Grégory, qu'elle était passée chercher le petit garçon, accompagné de Bernard Laroche au volant. Elle s'était rétractée le lendemain de son témoignage, affirmant avoir parlé sous la menace des gendarmes. Relâché, Bernard Laroche avait ensuite été abattu par le père de Grégory Villemin, convaincu qu'il était le meurtrier de son fils.

Lettre au président de la République

À lire aussi
000_1JC1YP faits divers
Enfant français jeté du Tate Modern : le suspect plaide coupable

Selon son avocat, Marie-Ange Laroche a décidé d'écrire au président de la République pour dénoncer l'acharnement dont elle est victime, mais aussi d'attirer l'attention sur les incohérences du dossier, car selon elle, le témoignage du cousin sur la "raclée" qu'aurait reçue Murielle Bolle "ne tient pas". 

Elle affirme qu'il "est capital que les enquêteurs établissent la fausseté de ses déclarations". Âgée de 48 ans, Murielle Bolle a quant à elle été mise en examen le 29 juin dernier pour enlèvement de mineur de 15 ans, suivi de mort et placée en détention. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Faits divers Justice Meurtre
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants