1 min de lecture Justice

Affaire Élodie Kulik : le témoignage bouleversant de son père à la barre

Âgée de 24 ans, Élodie Kulik, avait été violée puis tuée en janvier 2002, et son corps avait été retrouvé en partie calciné. Le procès de Willy Bardon, le principal suspect, se tient aux assises d'Amiens depuis le 20 novembre.

Jacky Kulik
Jacky Kulik Crédit : DENIS CHARLET / AFP
Noémie Grinberg et AFP

Les témoignages se succèdent à la barre de la cour d’assises d’Amiens. Au lendemain du "virage à 90 degrés", du fils du demi-frère de Willy Bardon qui est revenu sur ses propos tenus en garde à vue, les jurés ont entendu le père d’Élodie, ce mercredi 4 décembre. 

En costume-cravate gris, Jacky Kulik, qui attend ce moment depuis 18 ans, s'est avancé et a commencé à lire ses notes, le portrait de sa fille, morte à 24 ans, posé au sol près de lui.


"Je regrette, avec sincérité, qu'il ait participé au viol et au massacre de ma fille", a-t-il lancé, en parlant de Willy Bardon. "Je ne dors presque plus la nuit", "revoyant le corps calciné de ma fille", a-t-il poursuivi, assurant qu'il se sentira soulagé quand l’accusé rejoindra "la prison" et "croupira" au "fond d'une geôle".

Entre longs silences et sanglots, Jacky Kulik a rappelé la "période difficile, comme la bande sonore", où l'on entend les cris d'effroi d'Élodie dans un appel au secours, au moment où il était au chevet de son épouse, "dans un coma neurologique après sa tentative de suicide" en 2002 et morte en 2011. "En tuant Élodie, Bardon et sa bande m'ont tuée Rose-Marie", a-t-il déclaré, disant "ne pas croire" à la sincérité de Willy Bardon, qui maintient qu'il n'a pas participé aux crimes.

Elle avait tout ce que ces monstrueux tueurs n'avaient pas

Jacky Kulik
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Puis, il a décrit sa fille, qui avait fait des études de droit et dirigeait une agence bancaire à Péronne au moment où elle a été tuée. Elle était la "gentillesse personnifiée", "délicate", "enjouée". "Elle connaissait la réussite et aussi le talent, ou plutôt des talents", a-t-il encore dit, se remémorant sa "voix". "Une voix que ces ignobles bourreaux ont fait taire à jamais (...) Elle avait tout ce que ces monstrueux tueurs n'avaient pas", a-t-il ajouté.
 
Le verdict est attendu vendredi 6 décembre.

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